L'air du temps/Réseaux sociaux : le cocktail imbuvable du mensonge et de l’intox

Reseaux sociaux Niger 01Avec l’avènement de l’internet, et les innombrables plateformes d’informations plus rapides et aisément accessibles qu’il offre au grand public, notamment à travers les réseaux sociaux, peu de gens donnaient cher de la peau des médias ordinaires. S’agissant particulièrement du journal papier, le pronostic vital était des plus alarmants. D’aucuns ont même pu affirmer, certains avec force conviction, qu’on entrait dans l’ultime phase de la chronique d’une disparition annoncée du journal tabloïd.

Aujourd’hui, après plus d’une décennie d’expérience, en dépit (ou peut-être même à cause…) de l’expansion des réseaux sociaux, les journaux ordinaires continuent de tirer et de se vendre à la criée et dans les kiosques. Dire que l’Internet a permis de ‘’démocratiser’’ le traitement et la distribution de l’information en offrant à chacun la possibilité de ‘’créer’’ son journal du jour, notamment par le biais des blogs, des statuts et autres post intempestifs.

Et voilà qu’à longueur de journée, nous sommes inondés d’infos et de ‘’news’’ circulant à flot et sans cesse, partagés d’un ordinateur à plusieurs autres, et désormais d’un portable Android à de milliers d’autres. De sorte qu’aujourd’hui, aussitôt ’’balancée’’ sur WhatsApp, une information, pour peu qu’il ait un relent sensationnel, a très vite fait le tour du monde par portables interposés.

Oui, dans l’univers virtuel des réseaux sociaux tout va très vite, très facilement et à moindre frais ! Mais pour quelle crédibilité ? A force de ‘’gober’’ des informations jugées crédibles, mais aussitôt démenties preuve à l’appui, mêmes les férus des adeptes des réseaux commencent à douter de la véracité de tout ce qui en découle. Et quand on dit d’une information qu’elle ‘’circule sur WhatsApp et sur Facebook’’, c’est généralement pour insinuer qu’il y a lieu d’en douter. Car, ici nous sommes dans l’empire des grossières Fake news, avec leur cocktail imbuvable du mensonge et de l’intox.

Une situation qui joue en la faveur des médias ordinaires animés par des professionnels rompus dans l’art de vérifier une information avant de la publier, pas sans avoir mesuré la responsabilité qui l’incombe selon la gravité des faits. Comme quoi, à l’allure où vont les choses, avec tous les ragots et les dérives entourant la manipulation des informations sur les réseaux sociaux, les médias traditionnels ont encore de beaux jours devant eux.

Assane Soumana(onep)

 

Lesahel.ne

19 janvier 2018
Source : http://lesahel.org/

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