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L'air du temps Tabaski : des dépenses au méchoui

Tabaski : des dépenses au méchoui En cette veille de la fête de Tabaski, communément appelée la ‘’fête du mouton’’ tous les ingrédients du stress lié aux préparatifs sont réunis. Pour les pères de famille l’équation à résoudre se résume à l’acquisition de l’incontournable mouton de sacrifice. Il est clairement souligné que le rituel du sacrifice du mouton de tabaski est un devoir religieux qui n’incombe qu’à ceux qui disposent des moyens. Mais allez dire ça au ‘’vieux père’’ dont les femmes et les enfants attendent avec impatience de porter leurs habits de fête, mais surtout d’entendre des bêlements de mouton dans la cour de chez eux.

Si l’Islam peut comprendre et pardonner, les enfants, eux, n’entendent concéder la moindre parcelle de leurs droits, attributions et prétentions. Ce qui se traduit par une surcharge du fardeau des dépenses qui pèse lourdement sur les épaules de papa. Aussi, bon an mal an, il faudra pour chaque père de famille se plier à l’achat d’au moins un gros et gras bélier, des couteaux, coupe-coupe, ustensiles et autres matériels intervenant dans la chaine de préparation du méchoui, sans compter les habits pour ‘’Gnala’’ et les enfants, et souvent même des meubles flambants neufs pour embellir la maison.

Et même après avoir réussi la prouesse de réunir tout ça, l’équation est loin d’être totalement résolue. En effet, une des inconnues reste de pouvoir garder son mouton dans l’enclos jusqu’au jour ‘’J’’. Raison ? Les voleurs spécialisés dans le vol du précieux mouton ont déjà repris du service. Ils hantent les nuits de la capitale. A cause de ces indésirables rôdeurs de nuit, détention ne fait pas forcément propriété, en matière de mouton.

Au terme de ce parcours du combattant parsemé d’obstacles, place à la goinfrerie ! Car le jour de la fête, les amateurs de la chair tendre du mouton pourront enfin festoyer. Aussitôt l’animal dépecé, les bambins commencent à faire la ‘’fête’’. Dans un sursaut de voracité peu contenue, ils se jettent sur les ‘’morceaux choisis’’ pour préparer des brochettes aussitôt grillées, sitôt englouties…Et le lendemain, jour consacré à la distribution de la viande du succulent méchoui de Tabaski, l’heure est au festin dans tous les foyers.

Assane Soumana(onep)

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