Forfaitt-ORANGE-4G

L'air du temps

L'air du temps : Les puristes n’en peuvent plus !Après la célébration de la journée internationale de la francophonie, le mardi 20 mars dernier, les festivités continuent de battre leur plein avec la Semaine de la francophonie. « En français, s’il vous plaît ! », tel est le thème choisi pour cette édition 2019 de la JIF. Bien que ce thème résonne comme une invite à s’exprimer (peut-être bien) en français, ne serait-ce qu’à l’occasion de cette commémoration, il est aisé de deviner que le choix de ce thème met à nu la crainte du péril qui gagne la pure langue de Voltaire. En effet, cette langue, les hommes de lettres et autres gardiens du temple de la francophonie l’ont toujours voulue pure et plus limpide comme l’eau de source. Hélas, les temps des belles tirades et du style raffiné sont révolus. La belle langue française, pour laquelle il a plu des coups dans nos classes, va à-vau-l’eau…

Aujourd’hui, dans le texte français le plus savant, on se heurte à une forte résonnance des anglicismes, de la redondance du jargon et d’autres vocables tirés de langues vernaculaires locales. En Côte d’Ivoire par exemple, les gens ont trouvé les moyens de se forger un nouveau français parlé, appelé le ‘’français de Moussa’’, un mélange de mots français et de mots de la langue locale nouchi. Par exemple, quand un ivoirien te dit : « mon zamis sont vénis la mizon pou mé dit yako’’, il faut simplement comprendre : « mes amis sont venus à la maison pour m’exprimer leur compassion ».

Même au Sénégal, pays de Léopold Sédar Senghor, le français est en plein naufrage, avec les irruptions intempestives de locutions wolof dans chaque bride de phrase. Certains observateurs attentifs ont pu constater qu’à la télévision, les débats télévisés qui commencent en français finissent souvent carrément en wolof.

Imprimer E-mail

L'air du temps