vendredi, 20 janvier 2017 07:15

L'air du temps : Ces feux tricolores ‘’fantômes’’

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Les feux optiques sont conçus pour jouer un rôle essentiel dans le dispositif de la régulation du trafic en milieu urbain. En principe, si le système fonctionne bien, tout coule comme l’eau de source. Ce n’est hélas pas le cas à Niamey où la circulation routière prend de plus en plus l’allure d’une véritable jungle où la loi des intrépides chauffards est toujours la meilleure.

Il se trouve que les feux optiques, quand ils existent au niveau des carrefours, ne fonctionnent pas bien, ou carrément ne fonctionnent pas. Il arrive même de tomber sur des feux optiques complètement déréglés, clignotant sans cesse en alternant le rouge, le vert, l’orange, et ainsi de suite.

Au niveau du Rond-point Maourey, il vous faudra attendre de longues munîtes avant de vous rendre compte qu’en réalité, bien que donnant l’impression d’être en bonne marche, les feux optiques fonctionnent de travers. Les taximen qui, eux, connaissent le secret ne se laissent pas abuser. Ils passent leur route sans attendre, laissant là les autres usagers soucieux de soumettre aux ordres du dispositif censé prendre en charge l’ordre de passage au niveau de ce rond-point. Et dans beaucoup d’autres cas, les feux optiques ne donnent même pas signe de vie.

Le problème du dysfonctionnement des feux tricolores est tellement frappant à Niamey que certains usagers commencent à se poser des questions. « La question que j'ai toujours posée était de savoir pourquoi seul au Niger nous avons des difficultés pour bien faire fonctionner ces feux. Est-ce un dispositif complexe ? », s’est demandé un bloggeur sur Facebook. En réaction à ce post, un autre internaute estime que la situation est telle qu’on peut se demander si le dispositif de feux tricolores mis en place au niveau des carrefours de notre capitale répond véritablement aux normes de qualité requises.

Le hic, c’est que ce déficit ne se résume pas qu’aux feux optiques. En effet, au niveau de plusieurs intersections, les fameux panneaux de signalisation, qui imposaient leur loi aux usagers, n’existent plus. Tandis que les uns ont été aplatis par des ‘’volants fous’’, d’autres ont été simplement arrachés les collecteurs des objets usagers en métal qui les revendent au marché de Katako.

Toutes choses qui obligent les automobilistes, motocyclistes, cyclistes, chameliers et piétons qui pratiquent les rues de Niamey à se débrouiller comme ils peuvent au niveau des intersections, dans un spectacle de jeu de pur hasard, voire de sauve qui peut. Avec un tel désordre aggravé par les inconséquences des chauffards, vous comprenez bien le pourquoi et le comment de la fréquence des accidents à Niamey.

Pour remettre de l’ordre dans le système de régulation de la circulation routière, les autorités compétentes doivent s’efforcer de doter les ronds-points de dispositifs fiables et autres commodités qui permettront aux usagers de circuler à l’aise et en toute sécurité.

Assane Soumana(onep)

20 janvier 2017
Source : http://lesahel.org/

La Palmerais Niger Pub 01