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vendredi, 07 octobre 2016 03:34

L'air du temps : L’anophèle, cet ennemi public N°1

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Anophele Paludisma NigerCes derniers temps, les centres de santé sont constamment sur le pied de guerre pour répondre aux multiples sollicitations des patients. Devant les bureaux de consultations médicales, ce sont, chaque jour, de longues files de patients qui attendent d’être pris en charge. Allez savoir la cause principale de cette vague d’affluence…A cette période de la saison d’hivernage, les moustiques ont envahi la cité et avec eux, le paludisme et ses crises de fièvre aiguë.

L’ennemi public N°1 est tout désigné: l’anophèle, moustique femelle propagatrice du paludisme. Une triste réputation qui lui sied bien au regard des dangers qu’elle représente pour la santé publique. Car, en plus du fait que ses piqûres sont douloureuses, l’anophèle dissémine un peu partout des agents pathogènes susceptibles de développer le paludisme ou malaria, ainsi que d’autres maladies bactériennes comme la fièvre jaune. Avec toutes ces effets nuisibles, il ne serait pas de trop de classer la trompe du moustique au répertoire des ‘’armes non conventionnelles de destruction massive’’, à bannir de notre environnement immédiat.

Hélas, force est de reconnaitre que le combat est loin d’être gagné d’avance. En effet, on constate que, ces dernières années, les moustiques ont sournoisement développé des moyens de résistance aux traitements. Ceci expliquerait pourquoi les agents pathogènes résistent beaucoup aux médicaments comme la chloroquine et autres comprimés, jadis très efficaces pour le traitement du paludisme. Désormais, il faut s’armer d’autres médicaments de pointe, ou se brancher au sérum, de longues journées durant, pour guérir du paludisme qui devient de plus en plus une maladie endémique.

Plus grave, les moustiques ont élaboré des ‘’stratégies’’ pour contourner les moyens de prévention de la maladie. Ainsi, quand vous les bombardez à coups d’insecticide, ils trouvent les moyens d’en neutraliser les effets. Et si vous vous barricadez derrière les filets de votre moustiquaire ou sous le ventilateur, il y a toujours parmi eux de fins stratèges pour vous atteindre, en volant à rase-motte ou en rampant sur le drap. Des actes dignes de banditisme de grands chemins!...

Assane Soumana(onep)

07 septembre 2016
Source : http://lesahel.org/

Dernière modification le vendredi, 07 octobre 2016 06:16