vendredi, 16 septembre 2016 04:06

Sécuriser et embellir les zones décampées

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Assane SoumanaExit le cancan sur la vaste opération de déguerpissement menée par les autorités régionales, de concert avec les responsables municipaux au sein de la ville de Niamey. Les délais sont passés, les engins ont dégagé le terrain en débarrassant les alentours des établissements à caractère public de tous les kiosques et autres hangars encombrants. Certes, l’opération a permis de métamorphoser le visage de certains coins névralgiques de la capitale qui, au fil des années, sont devenus quasiment des points d’impasse, tant l’encombrement était criard en ces lieux. C’est le cas surtout des abords du Grand Marché et de certains grands boulevards où le terrain a été remarquablement dégagé, contribuant ainsi à la fluidité de la circulation.

Cette opération, qui a suscité des grincements de dents dans les milieux marchands, a été également fortement critiquée par certains compatriotes qui se sont largement répandus notamment sur les réseaux sociaux. Il se trouve que, même si tout le monde s’accorde à reconnaitre que l’encombrement des rues et des alentours des centres commerciaux étaient une réalité tellement saillante qu’elle saute à l’œil, beaucoup d’observateurs ne semblent pas avoir compris l’utilité de cette opération. Pourtant, l’œuvre ardue entreprise par les plus hautes autorités du pays dans un élan de modernisation de notre capitale doit se faire à ce prix.

Aujourd’hui, les zones sont dégagées, mais des préoccupations demeurent sur le plan de la sécurité. En effet, dans plusieurs parties de la ville où les regroupements de stands de commerce ont été déguerpis, la solitude et l’obscurité règnent en maitres. Cela, au grand profit des sinistres guetteurs au regard gluant, tapis dans les ténèbres, prêts à sauter sur la moindre occasion de passage d’un piéton solitaire pour lui faire les poches, voire la peau ! Dans le cas d’espèce, les environs de l’ancienne Place du Petit Marché, du Grand Marché, de la Maternité Centrale, de la Maternité Yantala, du Lycée Bosso, etc., pour ne citer que ceux-là, doivent être considérés comme des zones à hauts risques pour les paisibles passants. Aussi, en attendant que les dispositifs d’éclairage public soient réhabilités (ou mis en place) dans ces zones, les patrouilles doivent veiller sur la sécurité les citoyens.

De même sur le plan de la circulation routière, des mesures rigoureuses doivent être prises par les services compétents pour discipliner les automobilistes insouciants qui, pour éviter l’attente imposée par les embouteillages, poussent l’outrecuidance jusqu’à s’aventurer sur les bas-côtés des routes désormais dégagés où ils roulent à vive allure, avec le risque réel de faucher au passage des piétons se trouvant aux abords de la voie.

D’autre part, pour apporter une nouvelle touche d’esthétique, tous ces espaces affranchis des encombrements doivent être aplanis, éclairés, reverdis, et embellis pour donner plus d’éclat à notre belle capitale. Ainsi, les observateurs encore sceptiques sur l’importance de cette opération de déguerpissements verront plus clair.

Assane Soumana(onep)

16 septembre 2016
Source : http://lesahel.org/

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