samedi, 10 septembre 2016 03:54

Lair du temps : Tabaski viendra

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Tabaski 2014 GrilladeA trois jours de la fête de Tabaski, communément appelée la ‘’fête du mouton’’, l’heure est aux préparatifs. Pour les pères de famille, les esprits restent absorbés par la problématique de l’acquisition de l’incontournable mouton de sacrifice. Pour les femmes et les enfants, les préoccupations portent sur l’acquisition des habits de fête. Cette année, opération de déguerpissement oblige, l’affluence habituelle observée vers le Grand Marché de Niamey n’est pas perceptible. De même, au Marché Djémadjé, point de vente par excellence des condiments et des légumes, l’heure n’est pas encore aux embouteillages déconcertants.

Mais les jours à venir nous en édifieront davantage sur le degré de l’enthousiasme avec lequel les habitants de la capitale entendent accueillir et vivre l’événement. Déjà, l’on peut présager du fait que belle sera la fête. Car les Niaméens n’ont pas l’intention de déroger à la tradition qui veut que chaque fête apporte son lot de réjouissances et son cortège de dépenses périphériques.

Sur le marché du mouton, la tendance semble jusqu’alors favorable pour les acheteurs qui peuvent s’offrir l’animal nécessaire pour le rituel du sacrifice d’Abraham à des prix relativement plus abordables que lors des fêtes précédentes. Les lois du marché tranchent en faveur des acquéreurs au niveau des différents points de vente de bétail du fait de l’abondance des moutons. Il se trouve en effet que pour les années antérieures, le gros du bétail est écoulé au-delà de nos frontières pour approvisionner les marchés de pays voisins. Ce qui n’est pas le cas cette année à cause d’une certaine conjoncture économique. Un autre constat qui se dégage, c’est que jusque-là, les gens ne s’empressent pas pour se procurer le mouton de sacrifice. Ce qui pourrait s’expliquer par la crainte qu’inspirent les voleurs de moutons qui retrouvent leur vocation en cette période propice à leur sombre besogne. Aussi, dans la perspective d’une ruée générale vers les marchés de moutons à la veille de la date buttoir, il est fort probable que l’on puisse assister à une brusque envolée des prix. En attendant, les vendeurs de bétail attendent au tournant, prêts à imposer leur diktat à la clientèle quand la demande se fera plus forte que l’offre. Au cas, échéant, ils devront faire contre mauvaise fortune bon cœur en se pliant aux principes de l’implacable loi du marché, en acceptant de vendre à des prix moins cher qu’ils ne l’espéraient.

Toujours est-il que les bambins, eux, piaffent d’impatience d’en arriver au jour ‘’J’’ où, aussitôt l’animal dépecé, ils commenceront le grand festin. Arrachant les morceaux les plus dodus, par-ci et par-là, ces derniers engloutissent de quartiers entiers de méchoui avant même le partage.

Assane Soumana(onep)

10 septembre 2016
Source : http://lesahel.org/

La Palmerais Niger Pub 01