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Union Africaine : Mugabé montre la voie

Union Africaine Mugabé montre la voieLe Président du Zimbabwe ne cesse de nous surprendre. Agréablement !... La dernière en date remonte au 3 juillet à Addis Abeba lors du sommet 29ème sommet de l’UA. Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’un discours musclé contre l’Occident et ses dirigeants ; ce n’est non plus une critique sévère contre ses pairs africains ‘’incapables’’ de se libérer de la tutelle occidentale et de la domination coloniale. Non, Mugabe a offert un million de dollars à la Fondation de l’UA ! Et au regard du tableau sombre dressé par les institutions financières internationales et avec lequel on a l’habitude de matraquer l’opinion continentale à travers les médias internationaux, beaucoup d’Africains se demandent comment le ‘’Vieux’’ (au sens africain du terme) a pu mobiliser une telle somme ? Là aussi, la méthode est inédite. Mugabe a vendu, ses boeufs (300 têtes au total) pour rassembler la somme qu’il a remis à l’UA.

Il veut montrer qu’avec la solidarité, les pays africains peuvent eux mêmes financer l’Union Africaine et avoir leur autonomie. Jusqu’alors, les sommets de l’UA sont plut.t caractérisés par des discours, des déclarations de bonnes intentions et au plus par l’adoption des projets et programmes mirobolants dont les financements sont attendus des ‘’bailleurs de fonds’’ et des ‘’partenaires techniques et financiers’’, encore et toujours eux. Une situation anachronique constamment décriée par le président zimbabwéen. C’est une question de bon sens pour nous Africains. En effet, est-il possible que quelqu’un finance notre intégration, pour qu’on soit plus forts, plus indépendants alors qu’il a ses marchandises à nous vendre ; des matières premières à prendre chez nous pour faire tourner son économie et créer de l’emploi et de la croissance pour ses populations ? Dès lors, financer nos institutions d’intégration doit relever de la souveraineté de nos Etats. C’est la voie qu’a voulu tracer Mugabé pour ses pairs. Et ce n’est pas les fonds qui manquent pour nos pays et nos dirigeants, mais la volonté de le faire, quand on observe les énormes fortunes amassées et transférées par certains de nos dirigeants dans les banques étrangères (en dehors de l’Afrique) et autres paradis fiscaux. Ce sont ces fonds qui font tourner ces banques. C’est avec ces fonds qu’elles financent les économies de leurs pays et qu’elles prètent même à nos Etats de plus en plus surendettés, accentuant la pauvret. de nos populations et compromettant ainsi tout espoir de développement.

 Siradji Sanda

06 juillet 2017
Source : http://lesahel.org/

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