Interview de Hassan Idrissa, préfet du département d’Ayorou : « Les réalisations faites dans le cadre du programme de Renaissance ont de manière significative amélioré les conditions de vie des populations du département d’Ayorou », déclare M. Hassane Idr

HassanM. Hassan Idrissa, préfet du département d’AyorouM. le préfet pouvez-vous nous faire succinctement la présentation de votre entité administrative ?

Erigé en 2011 en département, Ayorou est composé de deux (2) communes à savoir la commune d’Ayorou et celle d’Inatès. La population du département est estimée en 2018 à 71.425 habitants dont 35.955 femmes soit 50.34% selon les projections de l’institut National de la statistique (INS). Notre département est limité au nord par la République du Mali, au sud par la commune rurale d’Anzourou et celle de Dessa, à l’ouest par les communes rurales de Gorouol (département de Tera) et de Babkilaré (département de Bankilaré) et à l’est par la commune rurale de Tondikiwindi (departement de Ouallam). Six (6) langues nationales sont couramment parlées dans le département d’Ayorou. Il s’agit du Zarma songhai, du Tamashek, du Peulh, du Haoussa, du Gourmantché et de l’Arabe. Ces différentes communautés vivent en parfaite cohésion. L’agriculture, l’élevage, la pêche et le commerce constituent les principales activités pratiquées par les populations du département.

Quelles relations entretenez-vous Mr le préfet avec les localités frontalières du Mali ?

Nos relations avec les localités frontalières du Mali sont au beau fixe. Ce sont des relations de travail et d’amitié. A cet effet plusieurs rencontres de travail se sont effectuées tantôt à Ayorou tantôt à Watagouna ou à Labezanga (Mali). Ce sont aussi des relations de partage d’information qui lient nos pays le Mali et le Niger dans le cadre de la gestion de l’insécurité tout au long de nos frontières.

Comment se présente d’une manière générale la situation sécuritaire dans le département ?

La situation sécuritaire dans le département d’Ayorou est caractérisée par une accalmie relative.

Quels sont les appuis dont a bénéficiés le département d’Ayorou dans le cadre du Programme de Renaissance initié par le Président de la République ?

Le département d’Ayorou a justement bénéficié de nombreuses réalisations du programme de la renaissance dans les différents volets. Ainsi dans le cadre de l’appui aux populations vulnérables, l’opération vente de céréales initiée par les plus hautes autorités a touché les 2 communes à savoir Ayorou et Inatès. 5 phases ont été exécutées pour un important tonnage de céréales destinées à cette opération de vente de céréales à prix modéré. A cela s’ajoute la distribution gratuite ciblée de 877,5 tonnes de vivres au profit des populations vulnérables.

Dans le domaine de l’élevage, l’Etat a mis à la disposition des populations plus de 180 tonnes d’intrants zootechniques pour la vente à prix modéré. En ce qui concerne les activités génératrices de revenus à travers la reconstitution du cheptel et embouche, quelque 2003 petits ruminants ont été distribués aux personnes en proie à la vulnérabilité. Au plan de la santé animale, l’on note la campagne gratuite de vaccination qui a touché 114.142 animaux, toutes espèces confondues, contre plusieurs épizooties. Aussi l’opération embouche bovine a fait profiter les populations des villages de Daya et Beibatane de 75 têtes de taureaux sur financement PDLK. Il ya aussi l’approvisionnement de 41,5 tonnes en aliment bétail (BAB) des villages d’Ayorou peulh et Issabé sur financement de la HACP.

Dans le domaine de l’environnement, des réalisations ont consisté à la production de 9.152 plants. Il y’a eu la plantation sur 22,40 ha ainsi que des actions de récupération des terres dégradées pour 287,69 ha et 21km de bandes pare feux soit au total 41.335.260 F CFA de revenus engendrés au profit des populations bénéficiaires.

S’agissant du volet hydraulique, il a été réalisé deux (2) postes d’eau autonomes, 1 mini AEP ainsi que la réalisation de 40 latrines familiales et la distribution de 5000 cartons de produits purs. Le génie rural lui a concerné l’aménagement du site maraicher de 10ha à Bambakaria pour un montant de 118.000.000FCFA, la réhabilitation de l’aménagement hydro Agricole de Firgoune, la construction d’un CSI de type II pour les réfugiés au niveau du site urbanisé d’Ayorou pour un montant de 148.230.000F CFA, la réhabilitation de la digne de protection des rizières de Daya peulh sur 530 ml pour un montant de 4.400.000F CFA sur financement HACP.

Il y’a aussi l’aménagement du marché à bétail d’Inatès pour un coût de 51.087.072F CFA du FICOD et la réhabilitation du radier submersible de Timfaget pour un coût de 21.180.000F CFA. A cela s’ajoutent les nombreuses réalisations dans les domaines de la santé et de l’éducation. En somme les réalisations enregistrées dans le cadre du programme de renaissance ont impacté la vie des populations du département d’Ayorou.

M. le préfet quel est votre mot de fin ?

Je saisis cette opportunité pour réitérer toute la gratitude, la reconnaissance et les sincères remerciements des populations du département d’Ayorou à SE Issoufou Mahamadou, Président de la République, Chef de l’Etat et à son gouvernement pour tous les efforts faits et qui continuent au profit du département sur le plan économique et surtout sécuritaire.

Zakari Mamane ONEP/Tillabéri

Imprimer E-mail

Interview