Interview de notre compatriote Kelli Mamadou : « Je voulais explorer le champ des énergies locales durables »

Kelli Mamadou Niger 01Mme Kelli Mamadou, ingénieure de l’Ecole centrale de Marseille et titulaire d’un doctorat, et fondatrice de E-SIMSKelli Mamadou, ingénieure de l’Ecole centrale de Marseille et titulaire d’un doctorat, est la fondatrice de E-SIMS, une start-up basée en Martinique qui permet de délivrer de l’énergie renouvelable en continu. Kelli Mamadou, fondatrice de la start-up E-SIMS. E-sims.fr

C’est lors de son enfance au Niger que Kelli Mamadou réalise « à quel point le manque d’accès à l’électricité peut empêcher le développement économique et social ». Au cours de ses études d’ingénieure en classes préparatoires en Martinique puis à l’Ecole centrale de Marseille, Kelli Mamadou se passionne donc pour l’énergie solaire et le stockage d’électricité. « Dès que j’ai commencé à avoir le bagage technique, l’intérêt d’explorer le champ des énergies locales durables est vite arrivé », explique la trentenaire, titulaire d’une thèse de doctorat de l’université de Grenoble, rattachée à l’Institut national de l’énergie solaire.

En 2015, Kelli Mamadou fonde E-SIMS, start-up­ « incubée » par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives. Basée en Martinique, ­E-SIMS propose un logiciel qui permet de délivrer de l’énergie renouvelable en continu, en pilotant à chaque seconde des systèmes de stockage d’électricité. Si la jeune société travaille pour des producteurs d’électricité et des gestionnaires de réseaux, Kelli Mamadou souhaite élargir son activité auprès des bailleurs sociaux et des collectivités.

« Il y a une forte conscience dans le bassin insulaire français qu’il faut se tourner vers ces problématiques, mais il est difficile pour les acteurs locaux d’avoir accès à l’expertise et aux financements pour développer des projets sur le long terme, constate-t-elle. Pourtant, la rentabilité est là. » Forte de son expertise aux Caraïbes, l’entrepreneuse compte aussi se tourner vers « des territoires non-francophones ».

Par Agathe Charnet

21 février 2018
Source : http://mobile.lemonde.fr/

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