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Interview

Aicha Macky Cineaste NigerDepuis plusieurs années, à force de travail et d’abnégation, elle fait rayonner le cinéma nigérien à l’international. On retrouve toujours ses productions avec autant de perfectionnisme et de bonheur sur les écrans. Elle, c’est Aïcha Macky ; née en 1982 à Zinder, cette jeune femme peut sembler aujourd’hui avoir beaucoup gagné. Plusieurs distinctions et récompenses et sans doute, sûrement encore plusieurs années de succès au compteur de sa carrière. Elle vient de créer sa propre entreprise de production dénommée ‘’Tabous Productions’’.

Comment êtes-vous venue au cinéma?

La première fois que je suis montée sur un podium, j’avais 6 ans, j’étais en classe de Cours d’ Initiation (CI).J’ai été sélectionnée par feu Issa Cherif, alors instituteur, qui parcourait les écoles à la recherche d’un (e) élève qui a une voix sinusoïdale pour être porte-voix des scolaires de la région de Zinder à travers une chanson dénommée Zinder, région de mon enfance. C’était à l’occasion de la visite du Président Ali Saibou qui coïncidait avec les festivités de fin d’année académique. Depuis ce temps, je ne me suis jamais arrêtée. Au Lycée Amadou Kouran Daga, j’étais une des animateurs du club culturel dudit lycée. Je m’intéressais à tout ce qui est art du spectacle. J’ai évoluée au Club UNESCO et au niveau de la commission des Affaires culturelles de l’Université de Niamey et ce, jusqu’à ma maîtrise. J’ai présidé plusieurs activités culturelles à l’Université dont la semaine des scolaires nigériens.

Mais, le cinéma, c’était grâce au Forum Africain de films documentaires initié par SEM Inoussa Ousseini Sountalma. J’étais stagiaire pendant des années. En 2011, il avait demandé une liste de tous les stagiaires qui ont un diplôme leur permettant de faire un Master. On était 3 parmi les stagiaires. Ramatou Doullah Harouna, Boka Abdoulaye et moi-même. Il nous a octroyé des bourses d’étude pour faire un Master Réalisation qui venait d’ouvrir à l’Université Abdou Moumouni en collaboration avec l’Université de Grenoble et le réseau des documentaristes dénommé AFRICADOC. C’était le début d’une belle et incroyable aventure cinématographique qui m’a amenée jusqu’au Festival de Cannes.

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