Explosion du camion citerne : Les rails de Mahamadou Issoufou à la base de l’hécatombe ?

Explosion du camion citerne : Les rails de Mahamadou Issoufou à la base de l’hécatombe ?Un accident aura été rarement meurtrier comme celui survenu dans la nuit du 5 au 6 mai 2019, au quartier aéroport, dans la capitale. Plus de 50 morts sur place, suite à l’explosion d’un camion citerne, rempli de 50 mille litres de carburants. Le bilan humain ne fait que s’alourdir, avec le trépas de blessés graves qui, évacués vers les différents hôpitaux de la capitale, qui continuent de succomber à leurs blessures. On parle aujourd’hui de 60 morts, et apparemment ce n’est pas fini, on parle aujourd’hui de 60 morts. Et apparemment ce n’est pas fini. Les dégâts matériels sont également énormes, 5 voitures et plus de 20 motos calcinées. Un deuil national est même décrété à partir de ce mercredi 8 mai et ce pour 3 jours. Quant aux causes de cet accident particulièrement meurtrier, et c’est là que c’est très grave, l’on essaie de charger les victimes d’être à la base de leur propre malheur, sans chercher d’autres causes qui ont engendré même le regroupement de ces infortunés que l’on traite de curieux dans le meilleur de cas, sinon tout simplement de badauds. Pourtant de simples questions se posent et il faut les poser. Quelle est la part du chauffeur du camion, et conséquemment son employeur ou sa maison d’assurance, dans cette affaire ? A quelle vitesse conduisait-il son cercueil ? Combien de temps le camion renversé, avec son chargement dangereux de 50 mille litres de carburant, a-t-il passé dans un quartier aussi peuplé, avec des stations d’essence à chaque 10 mètres ? Quelle est la part des barres de fer de Mahamadou Issoufou et son ami Bolloré dans cette hécatombe ? Voilà quelques questions qui viennent d’elles-mêmes surtout quand on connait la circulation routière à Niamey en particulier, et les contraintes imposées par les maudits rails de Mahamadou Issoufou.

Au lieu de charger gratuitement, pour se donner bonne conscience, et sans aucune compassion des personnes qui par nécessité prennent des risques de toutes sortes pour sortir du besoin. Une précarité dont les gouvernants actuels sont en grande partie responsables, la gouvernance de Mahamadou Issoufou et de ses petits camarades étant des plus chaotiques et des plus prédatrices. L’on sait que Niamey est l’une des rares capitales, la seule d’ailleurs si l’on peut dire, où des gros porteurs peuvent rouler à tombeaux ouverts sans que ça suscite ceux qui ont la charge de la question les agents de la circulation. Ainsi il n’est pas rare de voir des camions dits TLM, des camions 10 Tonnes chargés de viande fraiche dégoulinante non couverte, de bois, de sable ou de graviers ; des bus de transports voyageurs d’une capacité de 70 places débouler à une vitesse d’enfer dans les artères de la capitale sans que ca dise quoi à qui que ce soit. De véritables Mad Max dans la capitale. C’est ainsi que tous les jours que Dieu fait ces bolides, comme sur un terrain de Formule 1, renversent des piétons, surtout les enfants dans les quartiers populaires. En plus, dans la capitale Niamey, il n’est pas rare de voir des camions en panne, stationnée en plein milieu du goudron et ce des jours durant. Tous les usagers de ladite route deviennent les otages de ce camion, obligés de faire des grands détours onéreux et compliqués. Si nul ne peut empêcher un accident en plein milieu de la route, on peut tout au moins donner un ultimatum au propriétaire du camion en panne de la route pour dégager sa ferraille, puisque la route ne lui appartient pas. Tel semble être le cas de ce camion citerne mortifère du quartier aéroport. Pendant plusieurs heures, la substance s’écoulait de la citerne, pour se déverser par terre longeant les barres de fer de Bolloré.

Si certaines mesures étaient appliquées quant à l’occupation de la route par des véhicules en panne, et de surcroit transportant une matière aussi dangereuse et volatile que l’essence, certaines choses n’auraient pas lieu ? Enfin, quelle est la part des maudites barres de fer de Mahamadou Issoufou et son ami breton Bolloré ? Car, ils y sont bien pour quelque chose, ces maudits rails. Selon des témoins, le camion citerne, après avoir évité un taxi, a buté contre ces inutiles et encombrantes barres de fer avant de se renverser. La question que les nigériens se posent est : que font ces maudits rails tout le long de la voie rond-point 6ème et l’aéroport malgré l’échec du projet de la boucle ferroviaire ? Voulant se faire passer pour celui qui a fait plus que tous les présidents et chefs d’Etat nigériens réunis (en termes de gouvernance chaotique et d’économie criminelle oui) Issoufou a fait de la boucle ferroviaire une affaire personnelle. Malheureusement, l’impréparation, la précipitation, et le manque d’étude de faisabilité pour un si structurant projet ont conduit à l’échec le plus cuisant de l’un des plus grands crimes économiques.

Certains parlent de copinages et autres micsmacs dans cette affaire puisque le marché a été arraché à Africa Rail de Dossou pour Bolloré Logistics. D’un coût de plus de 600 milliards, les barres de fer de Mahamadou Issoufou et de son ami Bolloré risquent de nous coûter plus de 2000 milliards, soit l’équivalent du budget théorique 2019 du Niger. Comment est-ce possible ? Le projet ayant foiré, Bolloré a été dessaisi pour les chinois. Non content de ce coup de son ami, Bolloré réclame 3 milliards d’euros de compensation. De l’autre côté, Africa Rail réclame du Niger et du Bénin quelques petits milliards de Francs CFA pour avoir été écarté au profit de Bolloré. Pire, lez Niger, compte tenu de ce contentieux, ne peut même pas dégager ces maudites barres de fer. Les nigériens se rappellent que le marché de dégagement de ces rails a même été octroyé. Et pourtant ils sont encore là, bien visibles, rendant cette partie de la ville inesthétique, avec son cortège de morts régulièrement. Dans ce cadre, il serait intéressant de savoir la part exacte des maudits rails de Bolloré dans l’explosion survenue il y a trois jours. Une enquête doit être ouverte. Ce ne sont pas les pauvres « badauds » seulement qui sont en cause.

Bisso

11 mai 2019
Source : Le Courrier

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