Soutien au ministre Hassoumi Massoudou : Par Oumarou Anza

HassoumiCamarades membres du Présidium,
Camarades membres du PNDS,
Chers compatriotes,

Comme pressenti dans la précédente analyse, le site Niger Inter a publié un article  qui porte la signature du militant PNDS, le journaliste Abdoul Aziz Moussa, intitulé les « vraies raisons du limogeage de HM ».

La nature ayant horreur du vide, il fallait que la nomenklatura du PNDS Tarayya s’atèle à jeter en pâture aux médias, aussi vite qu’elle le pouvait, le camarade de lutte de 30 ans, le  ministre HM.

Et comme il fallait s’y attendre, HM devrait subir le rouleau compresseur des instances du parti. 

Redouté pour être un militant intrépide, un combattant farouche, un adversaire persévérant et un camarade à la loyauté inébranlable, l’herbe devrait lui être rapidement coupée des pieds, afin d’étouffer en lui toutes velléités de conquête du pouvoir.

Pour ce faire, faudra t-il l’accabler, l’acculer, le pousser à bout.

Tous les vices et péchés peuvent être déversés, les uns aussi farfelus que le autres.

Au mensonges éhontés, affabulations, duperies, escroqueries, mesquineries et méchancetés de toutes sortes, vont s’additionner les lâchetés, trahisons, infamies et autres désinvoltures.

Nous sommes au Niger, le ridicule n’y tue pas.

La présente note vise à apporter un démenti catégorique à l’article incriminé, d’abord sur la forme, ensuite sur le fond.

Primo, le contrat VERITAS dont il est question ne relève pas d’un PPP, contrairement à ce qui est écrit, mais d’un simple contrat de prestation de service. La nuance est fondamentale. 
Pour la mettre en évidence, une seule illustration : le Niger peut à tout moment mettre un terme à ce contrat. 
Cette précision revêt une importance capitale, dans la mesure où si l’Etat du Niger s’estime lésé, il peut, illico presto, mettre fin au contrat, sans la moindre contrepartie pécuniaire, renvoyant ainsi, dos à dos, le ministre et son supposé prestataire.

De l’avis de tous, HM est réputé méfiant. Il n’est pas du genre à engager son pays dans une opération financière hasardeuse, périlleuse et prédatrice pour les finances publiques. 

En leur âme et conscience, les fonctionnaires du MINFIN, et tout particulièrement ceux du Trésor Public et de la Douane, peuvent l’en attester, les traces écrites qui y sont laissées également.

Secundo, pour avoir été en expertise comptable depuis le 01.01.2009 (veuillez excuser la référence personnelle), je peux certifier, avec toute la rigueur reconnue à la profession, que VERITAS est une entreprise à la réputation exemplaire, et qui a pignon sur rue, leader mondial en terme de qualité, dans son domaine. 
Pour s’en convaincre, une simple référence aux états financiers de la société, pendant les 5 dernières années. 
En Europe, VERTIAS partage la niche de certification avec la société Alert, devenue depuis SECURITAS. 

Il est à noter que VERITAS est une société de droit français. 
Connaissant les méthodes expéditives du PNDS, cela expliquerait assurément les raisons de son maintien, en dépit des clauses léonines qu’il était sensé contenir. Hic.

En clair, quand on se prévaut de convictions, on doit les porter jusqu’au bout.

C’est donc à juste titre que HM fait l’objet de cabale. 

Tertio, les négociations que le journal indique avoir « été réglées en un seul jour le 29 janvier 2019 ….» ont été, en réalité, effectuées en 1 an et pile 6 mois. 

Comme l’a si bien indiqué un journal de la place, l’enjeu fondamental, c’est d’éradiquer la fraude sur les hydrocarbures, qui fait perdre par an 20 à 40 milliards de F.CFA à l’Etat. Compte tenu de sa réputation et de ses états de services avérés, le ministre HM a instruit les services conjoints de la Douane, de Sonidep et du MINFIN, pour engager des négociations avec VERITAS. 
La trace des pourparlers entamés devrait être consignée quelque part, si tant est que les preuves de la culpabilité de HM faisaient défaut.

Quarto, de l’avis de son staff, le ministre HM n’a jamais eu échos d’une offre alternative. 
On peut donc légitimement s’inscrire en faux contre l’assertion qui consiste à croire qu’« une société américaine Authentix, leader du domaine, a initié un projet de marquage au Niger et a même organisé des visites d’études au profit des cadres du Ministère des Finances et de la SONIDEP au Ghana et en Côte d’ivoire. Ce dossier étant sur le point d’être bouclé à l’époque du Ministre Saïdou Sidibé ». 
C’est une pure invention de l’esprit, avec en prime en une référence faite à une personne décédée (paix à son âme), dont on sait qu’elle ne peut opposer le moindre démenti. 
La fin justifiant les moyens, on s’autorise tout et n’importe quoi.

A croire le staff du MINFIN, seule la piste d’une société de droit Ghanéen qui aurait été en négociation avec Sonidep avait été indiquée  au ministre HM. 

Or, quand on sait que le Niger a perdu plusieurs milliards de F.CFA, à cause de marchés indûment attribués à des hommes en pailles (routes Dosso-Gaya, Ny-Gnala, Ny-Tapoa), on comprend à juste titre la méfiance de ministre HM, réputé n’avoir jamais privilégié des « offres de charlatans ».

Une telle prudence est d’ailleurs à la base du choix exclusif de Satom, pour exécuter, tout seul, les chantiers structurants au Niger. 
Depuis 2012, les retombées de ce choix font légion, à telle enseigne que les chancelleries des plus sérieuses nous indiquent que « le  Niger se relève ».

Quinto, l’article proposé par Aziz, mais dont on sait qu’il est en réalité écrit par le PNDS, fait un amalgame édifiant entre les expressions « moins cher » et « mieux-disant ». 
En réalité, le ministre HM ne cherchait pas une offre moins chère, mais bel et bien une offre mieux-disante, et ce, dans l’unique but de sécuriser les recettes du pétrole. 
La distinction est simple à faire : l’offre la mieux disante fait référence à la qualité, la moins disante au prix. 
En économie, cette nuance renvoie aux rapports coûts/bénéfices et prix/qualité.
De façon pratique, on ne tire aucun avantage économique à doter un pays d’une infrastructure de mauvaise qualité, en raison de son prix faible. C’est une analyse de court terme fortement déconseillée. 
Le tronçon Ny Gnala en est une bonne illustration.
A contrario, il est vivement recommandé de privilégier un bon rapport prix qualité, de manière à disposer d’un bien ou d’un service, dont l’usage s’inscrit dans le temps. 

C’était la seule philosophie qui sous-tend le contrat VERTIAS. Le ministre FG n’était pas sensé l’ignorer.

Sur le fond, l’article est rédigé dans la précipitation. 
Il est dénué de toute analyse intelligible, et pêche par excès d’amateurisme.
A la limite, c’est à peine s’il n’y a pas de l’auto flagellation, ou si les uns et les autres ne se tirent pas, déjà, une balle dans le pied, apportant ainsi de l’eau au moulin des opposants.

On a le sentiment que seuls comptent les dommages moraux qu’on s’estime devoir infliger au ministre HM.

Sinon, comment imaginer que HM qui fut MINFIN pendant 3 ans, ayant réalisé et exécuté un budget annuel moyen de 2.000 milliards de F.CFA, soit « confondu » sur un contrat annuel de 5 milliards de F.CFA ? 
5 milliards, c’est 0,25% de l’enveloppe budgétaire annuelle. 
Indirectement, sans le vouloir, il a été établi que le taux de sauvegarde des deniers publics  avoisine les 99,75%, durant le magistère de HM. 

A n’en point douter, c’est une performance que peut de MINFIN peuvent graver ?

En réalité, HM est bon. Il est talentueux. 
C’est une des rares personnalités politiques capables d’analyses transversales. 
C’est pourquoi il gène.

Au terme des 8 années passées au gouvernement, le PR lui a fait avaler toutes sortes de couleuvres. 

Il doit son endurance à la seule volonté de faire bien et de rendre au pays son prestige. 

Aussi, penser que « les tâches d’enregistrement du marché, de la signature du contrat et toutes les autres formalités ont été réglées en un seul jour le 29 janvier 2019 », c’est méconnaître les règles élémentaires de fonctionnement de l’administration. 

Assurément, HM a beau être puissant, aussi pressé soit-il, il fallait tout de même donner à l’événement le cérémonial requis en la circonstance (média publics, invitations officielles, présences diplomatiques, etc.). 

En d’autres termes, personne ne pouvait ignorer qu’il signait un tel contrat, à cet instant précis, et qu’il le faisait dans l’intérêt supérieur de la nation. 
Prétendre qu’il a été relevé de ses fonctions pour cela, relève donc d’un machiavélisme primaire, auquel il s’est déjà accoutumé. 
Le ministre FG a manqué une bonne occasion de se taire.

Du reste, en application de l’Arrêté n° 00139/CAB/PM/ARMP du 24 juillet 2017 fixant les seuils dans le cadre de la passation des marchés publics, l’article 11 stipule que «tout marché public dont le montant est égal ou supérieur à cinq cent millions (500.000.000) de francs CFA, hors taxe sur la valeur ajoutée, doit faire l’objet d’une communication en Conseil des Ministres de la part de la personne responsable du marché, après approbation ». 

A mon avis, cette phrase devrait se passer de tout commentaire.
Au mieux donc, les supérieurs hiérarchiques directs du MINFIN en sont informés (PM & PR), au pire ils le seront au suivant conseil des ministres. Une occasion de retoquer le texte, au cas où il aurait été jugé insuffisant.

Il est utile de rappeler par ailleurs que le contrat VERITAS a été signé dans le but exclusif de mettre un terme à la fraude sur le reversement de carburant. 
Je laisse le soin au ministre HM d’en expliciter la portée.
Toutefois, bon est-il de préciser que les recettes du pétrole ne font l’objet d’aucun contrôle régulier.

En vue d’avoir une mainmise exclusive sur cette manne financière, certaines personnalités ont tout à gagner d’un départ précipité du MINFIN, apôtre mondialement reconnu de l’orthodoxie budgétaire.

En s’attaquant à la fraude dans le secteur pétrolier, HM n’était pas sans savoir qu’il mettait le doigt dans l’engrenage, en décrétant un coup d’arrêt brutal à certaines pratiques néfastes et préjudiciables pour les finances publiques.
 
Il ne pouvait donc pas ignorer qu’il allait porter à terme, un coup fatal à la fraude, dans toute sa dimension, et par voie de conséquence, s’attirer la fureur de ceux qui s’estiment lésés.

C’était, pour ainsi dire, une entreprise pressentie risquée, dangereuse, à la limite suicidaire, néanmoins indispensable pour l’envol de la nation. Le jeu en valait bien la chandelle.

Il convient donc de louer le geste du ministre dans toute son élégance. 

Le gardien du temple socialiste ne saurait cautionner, ni avaliser un tel dysfonctionnement.

Aujourd’hui, le Nigeria végète en partie dans la misère, en dépit de son immense richesse du sous-sol. En cause, une élite politique qui s’est accaparée les ressources vitales du pays.

HM se doit de refuser une telle fatalité pour le Niger.

Le président Seyni Kountché n’a pas domicilié les recettes de l’uranium dans ses locaux. 

Le président Diori Hamani n’a pas soustrait les produits de la vente de l’arachide à l’arbitrage du peuple. 

Ils ont tous deux utilisé les deniers publics dans le dessein de bâtir l’Etat, en formant les cadres que sont les barons actuels du PNDS.

Ceux qui sont occupés à balayer d’un revers de la main, l’immense entreprise de HM ne peuvent se mesurer à son entrain, à son audace et à son tact. 

En matière de corruption, on est en droit de se poser la question de savoir quelles ont été les conditions d’attribution des marchés relatifs aux hôpitaux de référence de Maradi et Zinder, construits en PPP avec la société COMMODOR.

Ce contrat va coûter au contribuable nigérien la bagatelle de 120 milliards en 10 ans, à raison d’un décaissement de 4 milliards tous les 4 mois.

Pourtant, HM n’a ménagé aucun effort pour sensibiliser les acteurs de la concussion aux conséquences désastreuses d’une telle entreprise. 
Rien n’y fait.

Nous devons résister, refuser la soumission, les chantages et intimidations.

Parallèlement, il faut porter en haute estime le ministre HM,  applaudir son courage politique, admirer sa bravoure d’homme d’Etat. 
Il doit être une source d’inspiration pour tous.

Il a versé « du sang, des larmes et de la sueur » pour que les potentats du PNDS s’asseyent  royalement sur des fauteuils de confort, derrière des bureaux feutrés, vêtus de boubous saillants, à côté de rutilants véhicules 4 X 4.

Il a laissé une marque indélébile dans les annales de notre administration. 

L’hommage à lui rendu en conseil des ministres, 30 mns durant, bien que totalement inopportun et inapproprié, à la limite du cynisme politique, relève tout de même de la vérité historique, qu’on ne saurait altérer. 

Nous savons que la peur a gagné les rangs des compatriotes. 

C’est pourquoi je rappelle cette fameuse maxime populaire selon laquelle « celui qui ne sait pas est un imbécile, mais celui qui sait et qui ne dit rien est un criminel ».

HM est un roc. C’est un condensé de flegme et de fair-play, que les intimidations et autres chantages de bas acabits ne dissuaderont pas.

B@v.
Oumarou Anza I Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

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