Forfait Albarka - Orange Niger

In memoriam : Repose en paix, Maï Manga Thérèse  Keïta !

Feu Maï Manga Therese KeïtaThérèse vient de partir ! C’est la formule classique !
J’ai compris tout de suite ! La Faucheuse, l’infatigable vient encore de sévir ! Elle vient de nous prendre Maï Manga Thérèse Keita, appelée affectueusement Thérèse par le tout Niamey….d’une certaine génération.
Thérèse a tiré sa révérence ce mardi 6 février 2018. Dans son lit ! Une grosse perte pour sa famille et pour le pays, tellement cette femme était connue pour sa densité et sa générosité. Une sociologue de haut vol, doublée d’une mère attentionnée. Son combat émérite pour l’émancipation de la femme nigérienne et la scolarisation de la jeune fille ne lui ont pas fait perdre le sens des réalités.
La douleur ressentie par ses proches était aigue et intériorisée. Normal ! La plupart de ces derniers savaient qu’elle avait lutté stoïquement contre le mal qui la rongeait depuis un certain temps.
Quand et où sera-t-elle portée à sa dernière demeure étaient les seules questions ? Nul ne pouvait le dire à l’avance Thérèse était une amazone du dialogue des cultures et des religions.
Ce serait finalement sur la route de Ouallam, et tout le monde était là. Les musulmans plus nombreux que ses coreligionnaires. Les Mai, Garba, Moussa, Louis, Issoufou, Jeanne, Sani, Andilo, Charles, Zeinabou, Mato, Tchiwakétout le monde était là ! Tout un symbole !
Normal : dans sa famille on est tous ou presque intellectuels avérés. Issa, Moise, Yacouba, Marcelle, Ramatou sont connus dans le milieu. Sans compter Michel, le monument parti plus tôt !


Mais pourquoi diantre, choisit-elle toujours d’emporter les meilleurs, cette implacable faucheuse ? Pourtant ce n’est pas les bons clients qui lui manquent ! A, B, …M, S, elle saute tout de go jusqu’à la lettre T pour Thérèse, notre douce Thérèse ! Bon c’est sa loi. Mais dites-lui que je n’ai rien dit. Elle choisit qui elle veut. Je suis d’accord ! C’est sa loi !
Thérèse, connue du tout Niamey, voire au plan national et international, pour avoir été une des premières Femmes à occuper le devant la scène, s’est faite toute seule. A force de travail, de courage et d’abnégation ! Née Keita, c’est no comment pour ceux qui savent. Madame Maï Manga, c’est aussi no comment !
Nous le comprenons tous puisque l’adage dit bien que « Bon sang ne saurait mentir » .
Thérèse, qui s’est taillée sa place au soleil par son pedigree intellectuel et son réalisme. Respectée dans la Sous-région et ailleurs. Comme sa sœur Ramatou, la Cinéaste de renom.
Elle est partie Thérèse pour son repos Eternel ! A un moment crucial où nous avions besoin de tous ses talents de sociologue du développement pour espérer voir le bout du tunnel face à toutes ces lois qui agressent notre vécu quotidien ! Comment faire ! DIEU est grand !
Ma seule réponse sera celle de toujours face à la plus grande PEUR des hommes, tous continents et races confondus. La formule magique de STENDHAL proposant que « Puisque la mort est inévitable, oublions-la. » Pour vivre ! Nous n’avons pas d’autres choix.
Fanta, Amina, Myriam, Zeinab, séchez vos larmes !
Votre douce maman a rempli son contrat sur terre ! Indéniable consolation face à la grande Faucheuse !
Pour le père, susurrons lui à l’oreille : « Derrière tout grand Homme se cache une grande femme ! Que peut-on de plus ?
Repose en paix, Thérèse !
Djibrill Baré

 

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