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Une autre sale affaire pour le régime : L’argent secret de feu Salif Diallo se trouverait-il au Niger ?

Feu Salif DialloFeu Salif DialloLe fait était connu de beaucoup de Nigériens, ceux des milieux des affaires et les opérateurs proches de la haute sphère du Guri : Feu Salif Diallo, ancien président de l’Assemblée Nationale du Faso et grande figure du renouveau en ce pays dit « des hommes intègres », cet homme fut de son vivant, un grand ami de ceux-là qui nous gouvernent en ce moment à Niamey. C’était leur « pote » et « partenaire privilégié » en plusieurs affaires souvent de dimension internationale. Diallo s’est laissé donc entrainé dans les affaires, les unes plus mirobolantes que les autres. En plus, il était subtile et particulièrement intéressant puisqu’il s’occupait sans la moindre faille de la fameuse clé de répartition une fois le grand business terminé. Il était donc à la tête d’un véritable empire financier qui lui permettait d’avoir une grande influence en son pays, puisqu’il faisait partie du petit cercle de « faiseurs » et « défaiseurs » de roi. Pour l’avoir mal compris, l’ancien président Blaise Compaoré ne peut plus se plaindre d’avoir bien choisi ses conseillers. Même si cela ne se dit plus, il semble que c’est en grande complicité avec Salif Diallo que les dirigeants du mouvement insurrectionnel ayant chassé Blaise de son Palais ont pu parvenir à leur fin. Salif Diallo jouant sa partition en refilant à la douce les moyens de la lutte. C’est et donc en récompense du rôle important qu’il a pu jouer en ce moment décisif qu’il s’en trouvera et ce le plus logiquement récompensé d’un strapontin sur mesure, la présidence de l’Assemblée Nationale du Faso. Nous ne disons pas que feu Diallo n’a pas mérité son poste, mais tout simplement qu’il a su bien oeuvrer pour être au premier plan de la lutte pour la chute de son ancien mentor, l’ex président Blaise Compaoré. Salif Diallo pouvait continuer à jouer un rôle supplémentaire en son pays, n’eut été l’impitoyable loi de la nature. En effet, cette terrible loi impose aux humains que chacun d’entre nous, qu’il soit simple citoyen ou même…président d’une institution de la République, peut mourir à tout moment. Autrement dit, nul d’entre nous les humains, n’échappe à la mort… Ce fut donc, le sort qu’a subi Salif Diallo, ancien président de l’Assemblée Nationale. Rien de particulier alors. Juste une décision de Dieu, en tout cas assez valable pour nous autres bons croyants.

Au lendemain de la subite disparition de Salif Diallo et même de loin, nous avons partagé la très grosse émotion qui s’était emparée de tout le peuple du Faso. Nous avons pour ainsi dire été solidaires d’avec la famille de l’illustre disparu, de ses amis et proches, eux qui venaient de perdre un être cher et sans doute irremplaçable.

Cette période de légitime deuil étant écoulée, nous avons aussi le devoir de revenir à nos… moutons, puisque le défunt était quoiqu’on dise un acteur politique. C’est donc, le politicien ou pour être correct, l’homme politique, qui nous intéresse ici. Mieux, l’homme d’affaire ou même des affaires.

Vous le savez aussi, lorsqu’on évoque le mot « affaires », on dit… « traces ». Autrement dit, les bonnes affaires laissent toujours des traces ! En d’autres termes, certains héritiers et partenaires en affaires du défunt Salif Diallo seraient sur des traces d’importantes sommes lui appartenant, mais qui n’ont jamais été déclarées par ceux-là qui les détiennent. Autrement dit, de l’argent appartenant au défunt pourrait être dans les mains d’individus ou amis de l’ex-personnalité, mais qui curieusement refusent à ce jour de se déclarer. Ils ont certes la latitude de se débiner, l’autre n’étant plus de ce monde, mais les écrits et autres indices de transactions indiquent quant à eux le parfait contraire. Les personnes indexées seraient de diverses nationalités dont des Nigériens bien entendu. Une commission ad hoc a d’ores et déjà été commise par les ayantsdroits du disparu et selon toute vraisemblance, elle compte séjourner au Niger dans les tous prochains jours pour mener ses investigations. Nous ne sommes pas hélas, en mesure de vous fournir une liste de noms, mais les intéressés se reconnaîtront de toutes les façons. Pour ne pas perdre tout crédit, elles devront ellesmêmes songer à se faire connaître, plutôt que de tirailler avec une personne qui n’est plus de ce monde.

Au Niger notamment, Feu Salif Diallo serait propriétaire d’un gros immeuble en construction. Il s’agit du chantier contigu à l’actuel immeuble de la SONIDEP et situé au carrefour du Palais des Congrès. L’ex N°2 du Faso était en contentieux avec d’autres intérêts pour la possession d’un immeuble destiné à l’usage d’hôtellerie.

Surs de leurs documents et autres pièces à conviction, les ayant-droits de l’ex-personnalité déclarent leur volonté de ne reculer face à aucune adversité pour jouir de ses légitimes droits. (Affaire à suivre !)

Amadou El hadji Moussa

19 octobre 2017
Source : Le Nouveau Républicain

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