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Communiqué de Presse des ressortissants de N’Guigmi vivant à Niamey

Communiqué de Presse des ressortissants de N’Guigmi vivant à Niamey Le mois de juillet 2017 a connu un évènement dramatique et sans précèdent dans les annales de l’Histoire du village de N’Guéléwa situé dans le département de N’Guigmi, région de Diffa (Niger).

De quoi s’agit-il ?

Dans la nuit du 02 au 03 juillet 2017, des hommes armés se réclamant du groupe terroriste Boko Haram ont attaqué cette paisible bourgade de la commune urbaine de N’Guigmi. Après avoir semé la peur et la panique, les assaillants ont tué 09 personnes et enlevé 39 majoritairement composées des femmes et enfants avec lesquels ils se sont retranchés dans un endroit non encore identifié.

Ces paisibles populations sans défense se sont retrouvées totalement désemparées et sont condamnées à abandonner leurs habitations et leurs biens pour se réfugier le long de la route nationale n°1, elle-même se trouvant dans un état de dégradation avancée. Certaines familles se sont réfugiées à N’Guigmi et à Kablewa.

Devant ce drame qui perdure, les ressortissants du département de N’guigmi sont interpellés et ont décidé de rompre le silence.

Pour ce faire, nous ressortissants du département de N’guigmi manifestons notre solidarité sans faille aux familles injustement séparées de leurs proches par des bandits armés qui s’en prennent aux populations dont leur seul tort est de cultiver le patriotisme, de vivre dignement de leur travail et de refuser d’adhérer à une idéologie dont le fondement est à l’opposé de l’Islam, Religion de Paix.
En dépit de l’évocation de ce drame dans le Message à la Nation du Président de la République du Niger du 02 Aout 2017 et dans plusieurs déclarations de la société civile dont nous saluons les initiateurs, nous estimons que ce drame n’a pas suffisamment ébranlé l’opinion nationale et internationale.

Nous, ressortissants de département de N’guigmi, lançons un appel pressant au Président de la République, à son gouvernement, aux autorités régionales et aux élus de la région de Diffa et a toutes les bonnes volontés pour qu’ils mettent tout en œuvres pour obtenir la libération de ces femmes et enfants injustement séparés de leurs parents eux-mêmes contraints à abandonner leurs terroirs dans la peur et l’angoisse.

Fait à Niamey, le 27 Aout 2017.

Source : https://www.facebook.com/jesuisnguelewa/

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