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Lettre ouverte au Président de la République du Niger, S.E Issoufou Mahamadou : Excellence les nigériens ne méritent point une telle indifférence

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU NIGER, S.E ISSOUFOU  MAHAMADOU, EXCELLENCE LES NIGERIENS NE MERITENT POINT UNE TELLE INDIFFERENCE,Monsieur le président vous êtes beaucoup trop entouré,
Vous l’êtes tellement que le mur humain que vous aviez choisi de vous entourer vous cache non seulement la vue mais aussi vous éloigne de la véritable réalité, du vécu et le quotidien nigérien basés et construit depuis peu sur  des braises qui ne font qu’assombrir le destin clair du peuple du Niger , celui-là que vous aviez connu et tant admiré  lorsqu’il y a  des   années lointaines de cela  en ayant voulu  faire vos valises pour la France et enfin croire apprendre et revenir changer la taille et la longueur d’un fer qui tombait sur la tête du Niger. Et cela il y  a trop longtemps  Monsieur le  Président, je vous conjure par la présente de vous en souvenir. 
Depuis mon enfance, j’ai appris à aimer la qualité des hommes en m’éloignant de leurs défauts qui n’étaient pour mon père et moi-même, à la longue, un vice à observer de loin pour ne point d’en faire un. J’ai aussi, par la même occasion aimer la bravoure, le courage et la détermination qui ont su faire de Kaocen, Ahmadou Kouran Daga, Sarraounia, Omar, Manou Dayak les véritables héros de la civilisation noire du Niger. Cet ensemble constitue pour nous des valeurs, qui, à  un moment donné de mon existence, étaient en vous et ai cru que vous en étiez de taille pour les porter. Et là c’était depuis mon plus jeune âge. Aujourd’hui si grand et l’un des fils soucieux de l’avenir de ce pays  j’ose vous adresser cette deuxième missive dont le même mur, j’en suis certain vous a empêché de prendre connaissance du contenu de la précédente. Là n’est pas mon souci, il est tellement  plus grand mon actuel souci qu’il faille laisser mon cœur et ma raison droit dans mon vécu pour m’adresser à un père, oui vous l’êtes pour moi, parce que Dieu l’aurait voulu pour avoir fait de vous   le président de la  République du Niger


Monsieur le Président,
C’est ma citoyenneté nigérienne, qui m’incite à vous adresser cette lettre veuillez bien en excuser la longueur. Et un vécu bien plus intense que la chaleur d’une  ambiance juvénile qui m’ont aujourd’hui fait la part des choses de quand je  rêvais sous le beau ciel de DANGONA, et de lorsque je  me suis enfin réveillé à quelque mètres de votre actuelle demeure. 
Cette lettre, c’est avec un sentiment de devoir à l’égard du Niger que je vous l’adresse. Elle est un cri de douleur que nous citoyens Nigériens, ne pouvons plus comprimer dans nos entrailles et notre gorge, car suite à l’innommable, à tous ces sacrifices, pour l’instauration d’une démocratie apaisée qui me permet par la présente de m’exprimer. C’est ce devoir républicain qui me pousse à vous implorer de vous départir de ceux-là qui vous creusent le tombeau, un tombeau des vivants mais  pas la tombe d’un mort parce que tout simplement  vous avez le temps de réparer le mal  dont les vôtres ont pu honteusement  faire à ce pays à vous-même et à tous ceux-là qui  vous ont toujours aimés.
Monsieur le Président, 
Il y  a seulement cinq (5) mois de cela, si ma mémoire ne m’a point joué de tour, je vous ai interpelé sur un certain nombre de points parmi lesquels, la nécessité de préserver nos acquis démocratiques, de veiller fermement et scrupuleusement la souveraineté nationale voire d’administrer  les perspectives d’un Etat fort, de droit avec des institutions  fortes mais qu’il fallait respecter un devoir moral et institutionnel qui vous a, comme par hasard, filé entre les doigts. La constance de mes idées est là mais cette fois, je tiens  à vous interpeler sur trois principaux autres points bien qu’ils y aient dans la substance le même élan.
Le premier point, relève de la mission que vous aviez vous-même choisie de confier au HAUT COMMISSARIAT à L’ORGANISATION DU HADJ ET DE LA OUMRA( COHO). 
Une institution qui, dans  l’absolu, était conçue d’une géniale idée dont les idéaux étaient  les plus salvateurs dans  une  époque où il  fallait révolutionner, moderniser et de redonner un visage nouveau à l’organisation du Hadj au Niger, n’est-ce pas vrai que ce rêve n’a duré qu’un instant, que très vite les marchands d’illusions ont pris le tout de court pour se donner un profilage à travers lequel les décideurs de cette institution et  leurs proches tirent et tireront leurs ficèles ?  
Monsieur le Président, 
Après tout un périple dans  l’organisation du Hadj 2017, nous sommes parvenus à une étape décisive et la  plus inquiétante parfois  même douteuse, en me demandant si vous et le Haut-commissaire étiez vraiment   là pour  le Niger ou pour vous-mêmes ?
Une semaine seulement restante  du premier convoi de nos  pèlerins nigériens pour l’Arabie Saoudite    apprenons-nous   avec le plus grand étonnement l’insertion d’une mesure qui a dû échapper à nos diplomates  peut être comme à ladite institution de faire payer une somme de 2 000 SR (réal Saoudien) soit 326 000 F de notre CFA, sur la base d’une devise en taux de 163, dont  la cible était ceux ayant effectué le Hadj entre 2014 à aujourd’hui. Mon cri et ma douleur étaient et résident dans  la méconnaissance totale de l’organisation du Hadj, la maitrise même de ceux pourquoi cette institution a été créé sans doute pas  pour une  bureaucratie improductive et irréfléchie,    mais pour une vision claire, qui est celle de soulager, d’appuyer, d’orienter, de formaliser et même de former pour que le Niger à travers ses agences organisatrices du Hadj tirent leur  épingle du jeu quand on sait que toute la sous-région en sait quelque chose et opèrent dans  le même domaine par la même occasion. 
L’Etat Saoudien  demande et exige la somme pour obtenir  un visa, sauf qu’il se trouvait que nous, nigériens, ne l’avions  pas su à temps et ne l’avions  pas vu venir, des telles mesures, dans  un Etat normal et respectueux, doivent lui être signifier et à défaut cela doit faire l’objet d’une  négociation en même temps faire l’objet d’une  incidence diplomatique en cas d’échec. Si vous l’aviez appris Monsieur le Président quelle a été votre réaction ? De ma robe de citoyen, j’ai cru qu’il s’agit à ce niveau là  d’un problème d’Etat à l’Etat et non pas d’un Etat à une  institution d’un quelconque Etat parce que pour rappel cette mesure concerne tous les pays musulmans dont  leurs concitoyens y prennent part au pèlerinage. Quelques pays se sont  opposés, d’autres en phase de négociations, de ce pas quelle a été votre décision à l’épreuve des faits ? Beaucoup, trouvaient chers déjà le coût du Hadj qui, en 2017, a été fixé par la même institution nigérienne à 2 238 845 FCFA. A ce compte, une alternative et une  recommandation s’imposent, Monsieur le Président, l’alternative, est de demander la liste de ceux qui sont  concernés pour que l’Etat du Niger  finance le coût inopinément demandé ou alors demander le retrait exempte de cette somme pour le Niger. La recommandation est de ne plus donc fixé le coût du hadj pour atteindre le bout du rêve des agences à partir de l’année d’après.
La colère est si grande et la frustration profile à l’horizon car l’impression de ces mêmes nigériens  touchés et concernés est de n’être gouverner que par une  bande d’amateurs, des incapables et des  sans  parole. Prouvez à eux et à moi-même que vous ne l’êtes et que tout est réparable dans la vie. L’urgence est là, et votre intervention est la plus attendue. 
Le deuxième point, j’ai suivi avec beaucoup d’attention et d’intérêt votre message adressé à la nation à la veille de 3 Août  2017 commémorant la date retenue et symbolique de l’indépendance du Niger 3 Aout 1960,  à travers ce message j’ai su et pu  relever  votre mordicus choix d’être au côté de ceux qui ne nous  veulent du bien encore moins  de ceux qui s’attachent fermement  au développement auquel vous nous conviez. Votre choix était tellement clair que vous nous aviez même en voulu  d’avoir donné une ribambelle d’enfants qui ne fait que poser les jalons d’un avenir radieux, d’une ressource humaine d’avenir et consistante qui, en jetant notre vue, loin de là, a fait de la Chine une  puissance  mondiale, l’Inde et j’en passe.  Monsieur le Président comment êtes-vous en arrivé là et dites-nous qu’est-ce qui n’avait vraiment  pas marché autour de votre si grande personne ? Soyez-en fier plutôt que de nous en vouloir dans  l’inquiétude et dans  le doute. L’incapacité n’est pas dans  l’échec mais dans  l’idée de croire que l’autre voit mieux que vous. Nous avons  des réalités qui sont  nôtres et des valeurs qui nous démarquent des autres, chez nous elles y sont comprises mais qui ne  sont  malheureusement pas comprises ailleurs. Mais est-ce raison de freiner et de nous en vouloir autant ? Le choix du Niger est de nous responsabiliser, de nous accroitre en ressources humaines pour des nouvelles espérances, si  cela n’était pas compris par certains, que les autres apprennent et  respectent  nos choix à commencer par vous. C’est cela le dividende démographique en d’autres termes chez nous. 
Le troisième point,  revient à la sécurité, les bases militaires ici et là, les attaques d’Est à Ouest, mais la misère et le sous-développement gardent toujours le même cosmétique dans  notre pays. Qu’entendez-vous par sécurité ? Nous protéger simplement contre ceux qui prennent les armes ou la force pour nous combattre ?  Non Monsieur le  président, l’enjeu est bien plus grand, les nigériens meurent par la plus négligée et la plus silencieuse des manières, celle de se départir de tout ce que nous consommons venu et produit ailleurs, Véolia qui traite nos eaux , les produits pharmaceutiques qui nous viennent de l’occident, des tonnes de vaccins qui nous viennent de la  même provenance,  la faim et l’indifférence, le FMI, la Banque Mondiale, Il y’en a même qui vous insultent en face pour vous dire qu’on est pas éduqué et qu’il faille le faire, naturellement que oui parce que même vous le premier nigérien qui répondez  à notre place n’aviez rien compris de la double attaque des multinationales et de ceux qui ne veulent  de notre croissance démographique, tantôt jaloux tantôt envieux, parfois même sadiques en  annihilant même  nos traditions et nos valeurs qui nous rapprochent. 

Monsieur le Président, je  me dois de douter sur la moralité de vos conseillers,
Si vous n’aviez pas autour de vous des conseillers qui veulent votre perte, vous n’auriez pas dû emprunter ce chemin pour des options qui ne sont pas les nôtres ! Si vous n’aviez pas autour de vous des conseillers qui vous enfoncent, vous n’auriez pas pris le risque de souffler sur les braises d’une indifférence généralisée ! Si vous n’aviez pas des hommes de paille qui ne rêvent que d’écorner votre image, votre Haut-commissaire  ne doit pas laisser les nigériens pèlerins livrés à eux-mêmes en cherchant à changer des passeports justes pour échapper à la somme réclamée sans  compter le déshonneur, et le mépris dans  la sanction probable qui seront  infligés à vos concitoyens ! Ces pièges cousus de fil blanc qui viennent de vous et de vos   propres hommes en me poussant à vous répéter, une fois, de plus qu’il faut  gérer ce problème du hadj 2017 parce que le  premier convoi est prévu pour le 8 Août, et de la sécurité en laissant tomber vos  projets éventuellement futurs sur la question de dividende démographique !  Mais force fût de constater qu’il y  ait  de bien en vous mais sans  doute pas en ceux qui vous entourent. 
Monsieur le président,
Peut-être est-ce notre désir de survivre à ces velléités et de vivre dans notre dignité d’êtres humains qui me laisse espérer que vous pourriez encore œuvrer pour sauver et aider  le Niger et son peuple !

Je vous remercie de votre attention et  vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, en l’expression de ma très haute considération.
Mohammed Elhadj Attaher

 

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