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dimanche, 08 mars 2015 13:30

Fait divers : Grosse frayeur au sein de la population d'Agadez

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Agadez villeLa semaine dernière, les habitants de la ville d'Agadez ont été subitement gagnés par l'affolement. En l'espace de quelque minute toutes les gran- des artères d'Agadez d'habitude bruyantes ont vite été désertées. Les causes d'un tel remue-ménage sont pour le moins invraisemblables.

Selon des informations recoupées auprès des résidants de cette ville, tout est parti du sauve-qui-peut des élèves d'un établissement situé non loin d'un lieu servant d'entraînement à des unités spéciales des forces de défense et de sécurité. C'est de cet endroit qu'une détonation se serait produite.
Aux dires des témoins, un bruit assourdissant a retenti semant la panique dans l'école qui se trouve à quelques encablures de l'endroit. Si- tôt s'engagea une course à grande vitesse dans tous les sens. Elèves, encadreurs, manœuvres, tout le monde a pris ses jambes à son cou. Entre-temps des rumeurs infondées d'une attaque terroriste se répandent dans toute la ville.

L'incident qui s'est produit dans la matinée a poussé les parents à se précipiter dans les écoles pour em- mener leurs enfants avec eux. Peu de temps après tout Agadez s'est terré. Sur les réseaux sociaux, un fait banal est amplifié en quelques clics. Les commentaires les plus fabuleux sont propagés par les internautes. Toute cette agitation pour rien.

Le témoignage d'un d'entre eux sur son compte facebook dénote de la peur bleue et surtout de la crainte des attentats terroristes de la secte Boko Haram qui désormais hantent les esprits. Il écrit sur son mur "jamais je n'ai perçu toute l'importance que revêt l'existence, la vie que ce jour.
Vraiment rien ne vaut la vie. Des parents, des mères et pères, courant dans tous les sens ; une pagaille indescriptible qui s'est emparée de ma ville ; je ne reconnais plus Agadez...une grand-mère qui tremblotait, titube et tombe avant de se relever. En un laps de temps toute la ville s'est barricadée. J'ai eu vraiment peur".

Un récit qui donne froid dans le dos. Mais le combat contre la nébuleuse commence d'abord par le refus de céder à la psychose. Plus de peur que de mal dirions-nous. C'est peut-être plus facile pour nous autres de commenter des faits...sans doute à mille lieues d'Agadez..

08 mars 2015
Source :  L'Actualité