vendredi, 28 novembre 2014 22:48

Fait divers : Elle envoie son mari et sa fille en exil :

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Accra On a souvent entendu de ces histoires de « mari de Hadjia » qui, sous certains cieux, représentent de véritables insultes. Un mari de Hadjia est un homme qui ne porte pas le pantalon chez lui. c’est celui- là qui a fini par troquer son pantalon contre le pagne de sa femme. Cette dernière devient la responsable attitrée du foyer conjugal. L’homme est confiné aux oubliettes, absent du centre de prise des décisions. C’est le cas de Sourou, un homme véritablement accablé par le poids d’une épouse, Djamma, qui lui en fait voir de toutes les couleurs.

 

Obligé de passer par des astuces pour intervenir dans certaines affaires familiales, Sourou souffre le martyre, notamment dans la gestion de l’adolescence de leur première enfant, Safia. Fille sage, Safia a vite fait de comprendre le calvaire que vit son père. Aussi at- elle décidé de se confier à lui en secret pour tout problème qu’elle rencontre. Ainsi, c’est en cachette, loin du regard de Djamma que Sourou procure des conseils à sa chère fille.

L’énigme que Sourou et sa fille Safia gère reste l’autorité maladive qu’il témoigne pour sa propre fille. Safia n’a droit à aucun répit, à aucune distraction, aucune sortie, même en compagnie de ses camarades d’école. Après l’école, ce sont les multiples taches ménagères car Djamma est une de ces rondelettes femmes devenues inamovibles à force de hangandi (gavage). Un véritable mastodonte qui déploie son imposante stature dans la maison.

En clair, Djamma fait au moins deux fois son gringalet de mari ; raison pour laquelle il n’ose pas lui tenir toujours tête sous peine de se retrouver écrasé par le titan. Safia et son père ont bien fini par trouver une astuce. Quand Safia a envie de se distraire la nuit en compagnie de ses camarades, elle se confie à son père qui lui facilite la fugue. Il laisse ouverte la fenêtre de la chambre et aide sa fille à sauter par-dessus. Safia se rend ainsi à sa soirée et au retour, c’est toujours le père qui l’accueille car, à vrai dire le mastodonte Djamma a un sommeil profond et bruyant. Pour ce côté du problème, le compte était bon et Safia et son père avaient trouvé le salut.

Les choses allaient ainsi et Djamma ne se doutait absolument de rien. Un jour, Djamma s’étant rendue dans un pays voisin pour ses nombreuses activités commerciales, Safia en profita pour se confier à son père. Depuis à peu près un mois, elle ne se sent absolument pas très bien. Le problème venait de son… ventre ! Sourou avait tout compris à la première explication. Safia avait sauté la lune comme on dit. Il s’est isolé dans sa chambre et avait versé de chaudes larmes. Comment avait-il été aussi imprudent au point de faire confiance à cette fille ? Certes, il a voulu lui accorder un peu de liberté en lui faisant confiance. Voilà qu’en retour, elle lui ramène cette bombe dans la maison ; une véritable bombe car, au moment où ce ventre commencerait à se bomber, lui et Safia ne manqueraient pas d’être bombardés par la foudre de Djamma. Déjà cette femme est une véritable boule de nerfs ; et si elle venait à apprendre le scandale ; surtout si elle venait à savoir que ce scandale est arrivé suite à une complicité tacite entre le père et la fille dans son dos…ho ho ho !!!

Un soir, il était 20 heures quand Djamma revient de son voyage. Première surprise, Sourou n’était pas à l’autogare pour l’accueillir. Après avoir attendu en vain, elle se décide à prendre un taxi. A la maison, elle est accueillie par un silence de plomb : ni Safia ni son père n’étaient présents. Elle se rabat sur une voisine qui lui révèle qu’elle a vu Safia et son père prendre le taxi avec derrière eux une imposante valise. Aujourd’hui encore, Sourou et sa fille sont installés à Accra où la jeune fille a accouché d’un joli petit garçon.

Bizo

28 novembre 2014
Source : Canard Déchaîné

 

Last modified on samedi, 29 novembre 2014 00:18

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