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Plus de 300 enseignants détenteurs de faux diplômes

Enseignat NigerLe vendredi 10 mars 2017 le ministre de l’Enseignement primaire a annoncé sur la télévision Nationale que plus de 300 enseignants contractuels détenteurs de faux diplômes dont le baccalauréat et le Brevet d’Etude du premier cycle(BEPC), en poste dans les écoles primaires, les lycées et les établissements professionnels ont été détecté lors des contrôles des dossiers relatifs au test d’évaluation engagé par le gouvernement. Estimés à plus de 61000 sur un total de 81000 enseignants que compte le Niger, les contractuels sont souvent recrutés sans aucune formation. Une étude diligentée par les autorités Nigériennes publiée en février2017 a révélé que 11,5% des enseignants des écoles primaires ont un niveau très mauvais et 50% des élèves du cours préparatoire concernés par l’étude lisent à peine une lettre de l’alphabet.

C’est justement pour pallier à ce problème que le ministère de l’Enseignement primaire, de l’alphabétisation, de la promotion des langues nationales et de l’éducation civique a décidé d’évaluer ces enseignants. Un test fortement contesté par les syndicats des enseignants qui le juge « illégal ». A l’appel de ces syndicats, des milliers d’enseignants contractuels continuent d’observer une série de grève pour exiger son annulation alors que, selon le gouvernement, cette évaluation est nécessaire pour « améliorer la qualité » de l’enseignement au Niger. D’ailleurs, les résultats de l’enquête sus-indiquée ainsi que les faux diplômes détectés conforte la nécessité d’aller vers cette évaluation. Pour l’instant, les positions sont tranchées : le gouvernement tient mordicus à cette évaluation et les enseignants continuent de la contester. L’un dans l’autre, il faudra bien que des mesures, peut-être douloureuses, soient prises pour sauver l’école publique de notre pays.Car ce n’est pas seulement l’avenir des enfants qui est en jeu, mais bien celui de tout un pays.L’enfant du pauvre a aussi droit à une éducation de qualité et à l’école publique.

Ousseina Hassoumi
16 mars 2017
Source : Le Monde d'Aujourd'hui 

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