Deuxième revue sectorielle conjointe du Programme Sectoriel pour l’Education et la Formation (PSEF) : Bilan de l’année écoulée et réflexions sur le prochain plan sectoriel transitoire 2020-2022

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, M. Yahouza Sadissou a présidé hier matin, au CCOG de Niamey, l’ouverture de la deuxième revue sectorielle conjointe du Programme Sectoriel pour l’Education et la Formation (PSEF). La revue sectorielle, élément important du PSEF est l’occasion pour les participants de faire le bilan de la mise en œuvre des activités au cours de l’année écoulée et de porter une réflexion sur le prochain plan sectoriel transitoire 2020-2022. Etaient présent, à l’ouverture des travaux, Mme Ilaria Carnevali, chef de file des PTF Education et Formation, le gouverneur de la région de Niamey et plusieurs invités.

L’année 2019 marque pour les organisateurs de la revue sectorielle conjointe du PSEF, un tournant pour l’éducation et la formation au Niger. En procédant à l’ouverture des travaux, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a indiqué que le dispositif de suivi du PSEF fonctionne et se perfectionne à la satisfaction de tous. M. Yahouza Sadissou a relevé l’innovation apportée par le PSEF dans ses assises, dont la programmation planification budgétaire et le bilan physique et financier de l’année passée. « L’année 2018 a été marquée par le démarrage d’un certain nombre d’activités pour l’amélioration du système éducatif. Je peux indiquer le transfert des compétences et des ressources aux régions à la rentrée d’octobre 2018 dans le secteur de l’éducation, le contrat entre les enseignants et les communes sont en phase de signature, ainsi que le processus de passation du marché de construction des salles de classe. Il importe de suivre avec beaucoup d’attention cette démarche pour une meilleure appropriation du niveau local et régional » a précisé le ministre Yahouza Sadissou.

Dans le cadre des grandes réformes engagées pour le secteur de l’éducation, Mme Ilaria Carnevali, chef de file des PTF Education et Formation, a relevé certaines préoccupations qui méritent, selon elle, une attention particulière. On peut citer entre autres, le processus de décentralisation qui nécessite encore plus d'efforts, notamment en matière de renforcement de capacités des acteurs locaux pour accélérer les efforts ; la question des subventions directes aux écoles et établissements de formation pour un pilotage local de la qualité à travers des projets et des contrats de performance qui associent l'ensemble des usagers et des bénéficiaires ; la réforme curriculaire qui nécessite que la prise de décisions associe l'ensemble des parties prenantes grâce à une communication interne et externe densifiée ; la mise à disposition d'un personnel administratif et enseignant stable, dont le profil est en adéquation avec le poste occupé et dont l'affectation constitue une réponse aux informations données par la carte scolaire ; la prise en charge des enfants hors système éducatif et ceux en situation d'urgence ; et la scolarisation des filles.

Mme Ilaria Carnevali a rappelé que lors de la Revue Sectorielle en février 2018, il y a eu l'annonce du Secrétariat du PME sur l'allocation indicative maximale pour le Niger s'élevant à 85,1 millions de dollars américains. «Pour accéder au financement du PME, a-t-elle dit, le pays devra s'engager à ce que 20% des dépenses publiques totales de l'Etat hors services de la dette soit alloué au secteur de l'éducation et à ce que 45% du budget de l'éducation soit alloué à l'enseignement primaire. Au Niger, les dépenses publiques en éducation ont représenté 19% en 2017, puis 18% en 2018 » a-t-elle relevé.

Abdoul-Aziz Ibrahim Souley

11 juin 2019
Source : http://www.lesahel.org

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