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Situation scolaire et universitaire : Ambiance de fin d'année au secondaire, reprise des cours mitigée dans les universités

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Après un mois de grève des élèves et étudiants, les choses semblent être rentrées dans l’ordre dans le monde scolaire et universitaire. Avec tout de même quelques bisbilles dans certaines universités du pays.

Dans la capitale, l’Union des Etudiants Nigériens à l’Université de Niamey (UENUN) au centre de la crise qui a provoqué la grève illimitée déclenchée en avril dernier est montée au créneau cette semaine. Réagissant sur les antennes d’une radio de la place, le mercredi 30 mai 2018, le Secrétaire Général de l’UENUN, Sita Diabiri dénonce le statu quo en dépit des engagements pris par la partie gouvernementale, aucune négociation n’est à ce jour en vue. Pire, il indexe le partenaire d’immixtion dans les affaires syndicales, notamment dans le processus du renouvellement de la structure estudiantine à l’Université Abdou Moumouni en vue. Son de cloche différent chez cet autre étudiant, visiblement du camp adverse au patron de la structure estudiantine de l’université de Niamey, qui pense que le comité exécutif est en pour quelque chose dans le pourrissement de la situation actuelle en voulant coûte que coûte ‘’tazartcher’’ au-delà de son mandat normal. Selon certaines indiscrétions, les principales tendances à la course pour le contrôle du prochain Comité Exécutif ont failli venir aux mains la semaine passée. Toute cette zizanie à l’interne de l’UENUN n’est pas sans empiéter sur les prestations du centre des œuvres universitaires et par conséquent sur le déroulement normal des activités académiques. En cause, le transport et la restauration qui, selon Sita Diabiri et ses camarades, n’arrivent plus à être bien assurés après avoir déconnecté les étudiants de cette gestion. Incapacité réelle des œuvres universitaires à jouer leur rôle ou bien situation sciemment créée par les étudiants afin de rendre indispensable la Commission des Affaires Sociales et de l’Ordre (CASO) mise en quarantaine par le ministère de l’Enseignement Supérieur dans l’administration de la vie sur le campus ? Ce n’est pas qu’à l’Université Abdou Moumouni de Niamey que la gestion des œuvres universitaires est sujette à polémiques. A Maradi et à Tillabery, également étudiants et responsables des œuvres universitaires ne sont pas sur la même longueur d’onde. Tout ce qui a conduit à l’arrêt des prestations des restaurants universitaires dans lesdites localités. Ce qui n’est pas sans porter préjudice dans la reprise normale des activités académiques.

Si dans les universités, on peut parler de retour mitigée dans les facultés après la levée du mot d’ordre de grève illimitée lancé par le Comité Directeur (CD) de l’Union des Scolaires Nigériens (USN), laissant planer le doute sur le statut de l’année académique en cours, au niveau du secondaire, l’année scolaire se déroule normalement dans une ambiance d’examens. Dans de nombreux établissements, l’heure est d’ailleurs à la tenue des examens blancs, comme quoi les programmes d’enseignement sont à un bon niveau d’exécution.

« Même au niveau des universités, la situation académique diffère selon les régions, les facultés et les départements. Avec un peu de volonté et de détermination, on peut voir le bout du tunnel, de surcroît avec les reformes en cours qui sont susceptibles de ramener pour longtemps la sérénité dans le milieu universitaire » ; Dixit un enseignant vacataire à l’Université Abdou Moumouni qui a requis l’anonymat.

Oumarou Kané

05 juin 2018

Publié le 31 mai 2018

Source : La Nation

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