Enseignement Supérieur : L’USN lève son mot d’ordre, le Gouvernement rouvre les œuvres universitaires

IEnseignement Supérieur : L’USN lève son mot d’ordre, le Gouvernement rouvre les œuvres universitairesLa grève illimitée déclenchée par l’Union des Scolaires Nigériens, le 18 avril dernier, est désormais derrière nous. C’est en tout cas l’espoir qui se dessine avec la reprise effective, hier mardi 15 mai 2018, des classes sur toute l’étendue du territoire national et à tous les niveaux Le lundi 14 mai 2018, le bon vent a soufflé sur l’école nigérienne. D’une part, le Comité Directeur de l’Union des Scolaires Nigériens (CD/USN) sortait enfin la synthèse des conclusions de son Conseil Syndical tenu le 6 mai à Maradi avec comme principale décision la levée de son mot d’ordre de grève illimitée déclenchée depuis le mercredi 18 avril. De l’autre, le Gouvernement annonçait par un communiqué de presse la reprise des prestations des œuvres universitaires. Dès le jour suivant, c’est-à-dire le mardi 15 mai 2018, chaque camp a joint l’acte à la parole. A Niamey, le campus, les cités annexes et le restaurant ont rouvert à l’Université Abdou Moumouni, tandis que les facultés et les établissements publics du secondaire ont retrouvé la ferveur des jours de classe. Selon les échos de l’intérieur du pays, c’est pratiquement la même ambiance un peu partout, à l’exception de l’Union des Etudiants Nigériens à l’Université de Tahoua (UENUT) qui a lancé une grève de 72 heures, non pas pour se mettre en rébellion contre le CD/USN mais pour permettre à ses militants dispersés de rejoindre la capitale régionale pour un mouvement d’ensemble dans la reprise des cours. Faut-il croire que c’en est fini de la crise scolaire et que tout est redevenu normal ? C’est ce qu’espèrent les différents protagonistes de la crise qui viennent de faire le sursaut, chacun de son côté, pour permettre le sauvetage de l’année scolaire et universitaire en cours.

Qu’en est-il des négociations ? Si l’on s’en tient à la synthèse du conseil syndical de l’USN en date du 6 mai 2018, les lignes n’ont pas beaucoup bougé. Le Directoire national des scolaires nigériens remet sur la table ses principales revendications, notamment la réhabilitation des étudiants et élèves exclus, l’abrogation des « liberticides arrêtés des recteurs des universités » tout en y adjoignant des préoccupations allant dans le sens de l’amélioration de leurs conditions de vie et d’étude. Au niveau du Gouvernement, aussi, on n’a pas lâché du lest sur ses réformes, en maintenant ferme la volonté d’arrêter l’Etat providence, c’est-à-dire la gratuité des œuvres universitaires. S’il faut saluer la hauteur de vue du CD de l’USN qui a fait preuve de maturité en levant son mot d’ordre de grève illimitée dont l’exécution sur le terrain commence à souffrir, le Gouvernement lui-même est à féliciter pour sa prompte réaction pour la reprise des œuvres universitaires et son sang-froid dans la gestion de la crise scolaire qui n’est pas passée loin d’une récupération politique.

16 mai 2018
Source :  La Nation

 

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