Situation scolaire : Reprise des cours dans plusieurs établissements de Niamey

images/College-Ecole-Niger.jpgImage d'illustrationLa grève illimitée lancée par le Comité Directeur (CD) de l’Union des Scolaires Nigériens (USN) est-elle cassée à Niamey ? Cette question mérite d’être posée avec la reprise des cours dans plusieurs établissements de la capitale.

Ce fut une reprise des cours, certes timide, hier jeudi 26 avril 2018, et qui a concerné, en grande partie, les établissements privés, mais, tout de même, quelques écoles publiques ont ouvert leurs portes. Le mercredi déjà, des cours ont été dispensés dans quelques instituts professionnels de la place, signe de la cassure du mouvement de grève illimitée à l’appel du directoire national des scolaires nigériens. Petit à petit donc, les élèves sont en train de reprendre le chemin des cours. C’est donc dans cette ambiance d’hésitation, partagée entre suivre ou ne pas suivre la grève, que les autorités de la région de Niamey sont intervenues pour appeler les élèves à regagner les classes. « Nous payons pour la scolarité.

de nos enfants. Qui va nous rembourser en cas d’année blanche ? En tout cas pas les établissements qui ont dispensé déjà des cours et payé leurs enseignants » ; Dixit Hamidou, parent d’élève qui est soulagé de voir ses deux enfants reprendre le chemin des classes.

Ce n’est pas que Niamey qui retrouve petit à petit l’ambiance scolaire. Dans les autres capitales régionales, c’est pratiquement la reprise des cours. « Ici, les élèves n’ont apporté juste qu’un soutien d’un jour à leurs camarades du public », nous a déclaré le chef d’un établissement privé de Maradi. Ailleurs, dans quelques localités, les écoles fonctionnent normalement parce qu’on n’a pas eu vent du mot d’ordre de grève illimitée de l’USN. Ceci pour dire que tout le monde ne se sent pas concerné par la crise scolaire et universitaire. Ceci pour dire que la communication du Comité Directeur est défaillante. Ou bien même que l’exécutif national des scolaires nigériens a pris la décision d’engager son mouvement sur un coup de tête, c’est-à-dire sans aucune consultation au préalable de la base. C’est d’ailleurs sa précipitation que lui reproche d’ailleurs de nombreux étudiants pour qui la fermeture du campus et des cités annexes ainsi que la grève illimitée desservent plus la lutte car elles ont éparpillé les militants.

Dans un tel climat d’hésitation à respecter le mot d’ordre de grève illimitée, quelle attitude auront les dirigeants de l’USN sur la suite à donner à leur mouvement ? Vont-ils lâcher du lest ou bien durcir le ton ? Il ne manque pas de bons offices pour donner le prétexte de faire marche arrière.

I

Oumarou Kané 

27 avril 2018
Source : La Nation

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