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Crise universitaire : Des revendications relevant de la gestion autonome de l’UAM sur la table du gouvernement

Crise universitaire : Des revendications relevant de la gestion autonome de l’UAM sur la table du gouvernementLe lundi 26 mars 2018, le Comité Directeur (CD) de l’Union des Scolaires Nigériens (USN) a rendu public un ultimatum. A l’expiration de celuici, Mahamadou Idder Algabid et ses camarades promettent des « fâcheuses conséquences » si leurs revendications ne sont pas satisfaites.

Les revendications formulées par le CD de l’USN tournent autour de 6 points. Il s’agit de la réhabilitation de leurs camarades « illégalement et arbitrairement exclus » ; de l’abrogation de l’arrêté rectorale du 16 mars 2018 portant interdiction de toute forme violence sur le domaine universitaire ; du rejet du protocole d’accord signé entre le Syndicat National des Enseignants et Chercheurs du Supérieur (SNECS)/ section de Niamey, le Ministère en charge de l’Enseignement Supérieur et le rectorat, la révision des textes portant statut de l’Université Abdou Moumouni et la nomination d’un président du conseil de l’université de Niamey ; le respect du protocole d’accord USN-Gouvernement du 20 avril 2017 ; et l’organisation d’un forum sur l’enseignement supérieur en vue d’un fonctionnement normal et régulier des universités.

Pour le Comité Directeur, la satisfaction des différents points ci-dessus évoqués permettront l’instauration d’un climat de sérénité dans le secteur de l’éducation.

Pour de nombreux observateurs, si certains points tels que le respect du protocole d’accord USNGouvernement du 20 avril 2017 et l’organisation d’un forum sur l’enseignement supérieur en vue d’un fonctionnement normal et régulier des universités posés sur la table du gouvernement peuvent trouver des réponses satisfaisantes auprès de celui-ci, on ne voit pas comment les autres peuvent l’être, d’autant qu’ils concernent la gestion de l’Université Abdou Moumouni de Niamey qui relèvent exclusivement du rectorat et des enseignants chercheurs.

« Autant le SNECS/section de Niamey avait fixé haut, la barre de ses revendications, condition sine qua none pour la reprise des cours par ses militants, autant le CD de l’USN est parti dans le même sens, ce qui n’augure pas d’une accalmie dans le secteur de l’éducation » ; dixit un parent d’élève qui demande aux deux principaux protagonistes de la crise universitaire (SNECS et USN) de mettre de l’eau dans leur vin.

Oumarou Kané

29 mars 2018
Source : La Nation

 

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