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Rencontre avec les partenaires de l’école à Maradi : Les acteurs s’engagent à mettre l’école sur les rails !

Image d'illustration Image d'illustration Réfléchir ensemble en vue de trouver des solutions consensuelles aux perturbations actuellement en cours dans les établissements secondaires de la commune de Maradi et éviter que l’onde de choc ne se propage dans toute la région, tel est l’objectif visé par les autorités régionales à travers la rencontre tenue le samedi 4 novembre 2017 avec les partenaires de l’école. A travers cette démarche inclusive, le gouverneur Zakari Oumarou a, comme à son habitude, voulu associer à la réflexion tous les maillons de la chaîne allant de l’administration scolaire aux élèves en passant les parents, les syndicats d’enseignants et les membres des Comités de gestion des établissements secondaires de la ville de Maradi. Il s’agit ainsi de donner à tous ces acteurs les vraies informations sur les grèves engagées par la section des collèges et lycées de la ville de Maradi pour permettre aux uns et autres d’apprécier objectivement la situation et de définir la conduite à tenir.

Au chapitre des informations, le gouverneur a précisé que toute cette agitation à laquelle on assiste aujourd’hui n’est que le fait d’un petit groupe d’élèves, une demi-dizaine environ dont la plupart ont déjà été renvoyés. Par conséquent, ils ne sont plus habilités à parler au nom des scolaires de la ville de Maradi, n’étant plus eux-mêmes des scolaires. Ces anciens élèves sont clairement identifiés et des décisions strictes seront prises pour leur empêcher de nuire aux élèves régulièrement inscrits.

Il s’agit donc pour le gouverneur Zakari Oumarou de faire le point avec tous ces partenaires de l’école afin que chacun puisse jouer sa partition. Car objectivement, les débrayages actuellement en cours dans la commune n’ont aucune justification, au regard des efforts que les pouvoirs publics ont dû consentir pour créer les conditions d’un bon déroulement des années scolaires et académiques. Du reste, la région de Maradi ne compte pas de retard par rapport au paiement des pécules, des allocations scolaires. Quant aux problèmes concrets posés par les élèves tels que l’insuffisance d’infrastructures, de systèmes d’adduction d’eau potable dans les établissements publics, de tables-bancs, l’invasion de certaines écoles par des garages et celle des trottoirs par des étalages de certains commerçants, le gouverneur a donné l’assurance que ces doléances seront étudiées avec la plus grande attention. Celles pouvant être résolues localement le seront ; les autres seront transmises à qui de droit.

Une fois ces clarifications données, les participants ont pris la parole pour exprimer leur point de vue par rapport à la vision des autorités régionales et leur souci de circonscrire et de stopper au plus vite ce mouvement de grève des scolaires de la ville de Maradi. Les parents ont admis leur responsabilité dans le comportement de certains élèves et se sont engagés à tout mettre en œuvre dans le cadre des activités régulières des COGES pour empêcher aux élèves de nuire à leur propre avenir. Certains d’entre n’ont pas hésité à pointer du doigt le comportement des autorités régionales qui, à un moment, ont été trop laxistes vis-à-vis des élèves en leur octroyant des privilèges qui ont fini par leur monter à la tête. Ces privilèges combinés au laisser-aller des parents justifient amplement l’instabilité du système éducatif dans la commune de Maradi.

Il faut dire que la rencontre a d’ores et déjà commencé à donner des fruits dans la mesure où les acteurs ont tous compris la démarche et se sont engagés à accompagner les efforts des autorités régionales dont le souci est juste de sauver l’école dans l’intérêt des élèves, de leurs parents, de la région de Maradi et du pays tout entier, car les élèves d’aujourd’hui seront les cadres de demain.

Garba Boureyma

06 novembre 2017
Source : La Nation

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