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4ème congrès ordinaire de l’Association des Etudiants Musulmans du Niger (AEMN) : Un engagement pour la promotion d’une citoyenneté responsable

Etudiants Musulmans NigerL’Association des Etudiants Musulmans du Niger (AEMN) a organisé du 19 au 20 Août dernier, dans l’enceinte de l’Ecole des Mines et de la Géologie(EMIG), son 4ème congrès ordinaire. Cette rencontre placée sous le parrainage du président d’honneur de l’association, a été l’occasion pour débattre sur le thème "la participation de l’AEMN dans la promotion d’une citoyenneté responsable" et d’autres points comme le vivre ensemble, le respect de l’autre et la lutte contre l’extrémisme violent afin de promouvoir un Islam pacifique, ouvert et authentique comme l’a enseigné la tradition prophétique. L’ouverture des travaux de ce congrès s’est déroulée en présence du bureau sortant de l’AEMN, des responsables des associations islamiques, du coordonateur du bureau national de la coordination de l’Organisation des Jeunes Musulmans d’Afrique de l’Ouest (OJEMAO), des responsables universitaires, des congressistes et des invités.

En ouvrant les travaux de ce 4ème congrès ordinaire de l’AEMN, le Conseiller du Premier ministre aux Affaires religieuses, président d’honneur de l’AEMN, Cheikh Boureima Abdou Daouda a salué la pertinence du thème central choisi par l’AEMN à savoir "la participation de l’AEMN dans la promotion d’une citoyenneté responsable". Pour lui, ce congrès constitue une grande occasion pour réfléchir sur les voies et moyens permettant à l’AEMN de participer pleinement à la promotion d’une citoyenneté responsable dans notre pays. La citoyenneté, est, selon les spécialistes musulmans, « l’affiliation ou l’appartenance de l’Homme à un bout de terre donné, l’Homme qui s’installe de façon stable par naissance dans un pays et qui porte sa nationalité et participe à la gouvernance de ce pays, qui est soumis aux lois promulguées par ce pays, qui jouit de façon égale avec les autres citoyens de certains droits et qui est tenu de remplir certains devoirs envers ce pays auquel il appartient ».

L’Islam exige de ses disciples, la compréhension de la société dans laquelle ils vivent, la compréhension de son histoire, de sa culture et des institutions, a dit Cheikh Boureima Abdou Daouda. « C’est un préalable indispensable et incontournable s’ils désirent avoir une lecture actualisée et mieux appropriée de leur propre source pour que le Noble Coran et la Sunna leur parlent à eux dans leurs contextes et orientent leurs éthiques dans le respect des lois et de la société où ils vivent », a-t-il précisé. En effet, « il ya les textes et les contextes, le meilleur musulman est celui qui est apte à faire le mariage entre les deux. C'est-à-dire à vivre sa foi tout en étant fils de son temps. C’est armé de cette intelligence de leur propre contexte que les musulmans peuvent penser une éducation adaptée aux exigences de la vie quotidienne », a expliqué Cheikh Boureima Abdou Daouda.

En effet, il s’agit de promouvoir le lien et de témoigner de ce qu’ils sont par un engagement permanent, pour plus de dignité, de justice et de solidarité, de devenir d’authentiques citoyens ayant compris la nécessité de participer aux dynamiques sociales et politiques de leurs sociétés. Pour Cheikh Boureima Abdou Daouda, l’Islam n’enseigne pas seulement aux Hommes les actes cultuels mais cette religion leur impose le respect des autres, le respect de la personne morale et physique, le respect de leur droit, de leur vie de leur bien, de leur honneur et de leur dignité. Ajoutant que le Prophète Mohamed(SAW) disait « le musulman est le frère de tout musulman, il ne le trahit pas, il ne l’abandonne pas. Le musulman est sacrée pour son frère musulman dans tout ce qui le touche, dans son honneur, dans son bien et dans son sang, la crainte est ici même de tout le mal que peut faire un homme, le seul fait de mépriser son frère musulman suffit ».

Voilà comment l’Islam enseigne le civisme aux gens en rendant sacré le sang, le bien, la personne physique et morale et l’honneur de chaque homme dans la société. Le conseiller du Premier ministre pour les affaires religieuses, a assuré que si les gens respectent un temps soit peu ces enseignements, les droits des uns et des autres seront protégés, garantis et respectés. Ce comportement relève même de la définition du musulman comme le Prophète Mohamed(SAW) l’a dit : « le musulman est celui dont les musulmans sont l’abri du mal de sa langue et sa main ». Cheick Boureima Abdou Daouda a espéré que le thème de ce 4ème congrès va permettre aux participants d’être présents sur tous les terrains sur lesquels les musulmans sont appelés à affirmer leurs identités, leurs participations sociales, économiques, politiques, culturelles et religieuses, bref, à assumer leur rôle de citoyen à part entière et non entièrement à part.

Il a invité les participants à réfléchir sur cette citation de Martin Luter King : « pour avoir un sens, la religion doit être tournée vers l’action sociale et revêtir une signification pour notre vie quotidienne ». Dans son mot de bienvenue, le président sortant de l’AEMN, M. Adamou Abdoul-Rahamane, a estimé qu’un congrès, en plus d’être une tradition voire une exigence associative, représente pour une structure comme l’AEMN, une oxygénation après un parcours essoufflant. Il a rappelé que l’AEMN conduit depuis déjà une décennie, des actions de terrain et de formation des ressources humaines et s’engage d’appoint sur toutes les questions de spiritualité, de citoyenneté et de patriotisme, cela malgré les difficultés de départ. « N’ayez qu’une chose à l’esprit : penser des actions qui permettront à ces milliers d’étudiants musulmans de vivre l’harmonie dans leur relation foi-scolarité. Laissez de coté toute expression de vives émotions négatives, les attaques d’opinions ciblées et autres dissentiments qui pourraient vous faire perdre du temps sans que vous traitiez concrètement de l’essentiel », a-t-il conseillé aux participants.

Adamou Abdoul-Rahamane a rappelé que le Niger traverse une situation sécuritaire difficile caractérisée par des attaques meurtrières orchestrées par un groupe de gens qui, au nom de l’Islam, perpètrent massacres et pillages. Les activités, l’idiologie, les aspirations de la secte Boko Haram sont à condamner. Il va s’en dire que les musulmans d’où qu’ils soient ont intérêt à s’allier pour faire échec au plan diabolique de ce groupe et pour démasquer ses principaux soutiens afin de mieux le neutraliser . «Notre structure, en même temps qu’elle apporte tout son soutien moral aux troupes engagées dans la lutte contre cette secte obscurantiste, rappelle à chaque musulman son devoir d’aider à la restauration de la stabilité dans notre communauté. C’est ainsi que notre organisation continue d’organiser chaque année une caravane de paix couplée à une caravane médicale pour apporter sa contribution dans la consolidation de la paix dans notre pays », a-t-il indiqué.

Pour sa part, le représentant de l’Organisation de la Jeunesse Musulmane en Afrique de l’Ouest (OJEMAO), M. Adamou Guiwa, a déclaré que les défis de l’émergence d’une jeunesse empreinte de valeurs de citoyenneté responsable dans notre pays encore à la petite école en matière de gouvernance sociale, culturelle, économique et politique, ne peuvent être relevés qu’avec la conjugaison des efforts de toutes les forces vives dont les organisations islamiques qui ont pour vocation non seulement le fait religieux, mais aussi la vie quotidienne. « J’en appelle au renforcement du partenariat entre les associations islamiques notamment celles de la jeunesse aux fins de la promotion des valeurs de citoyenneté dans notre communauté », a-t-il conclu. Il faut noter qu’à l’issue de ce congrès, un nouveau bureau de 11 membres dont deux (2) femmes, présidé par Laminou Adamou Abdoul Aziz, a été élu pour un mandat de deux ans.  

Mamane Abdoulaye(onep)

22 août 2017
Source : http://lesahel.org/

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