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Universite Zinder Niger 1Image d'illustration

Dans le cadre des animations scientifiques qui accompagnent la commémoration de la naissance de la République du Niger, le 18 décembre 1958, le Comité d’organisation Zinder-Saboua avec l’Université de Zinder organisent un colloque international sur le thème : « Renaissance culturelle et développement socio-économique de la Région de Zinder, du Niger et de l’Afrique ».

Ce colloque offre l’occasion à des spécialistes de diverses disciplines de se pencher selon différentes perspectives sur la problématique de la Renaissance culturelle, le contenu pertinent à lui conférer ainsi que le modus opérandi qui permet de l’implémenter au plan social, économique, politique et idéologique. En d’autres termes, il s’agira de débattre des opportunités qu’offrent les cultures endogènes pour comprendre la nature des crises qui assaillent la société et, à partir de là, se frayer une voie pour réussir l’auto- développement.

L’Afrique doit esquisser un véritable projet de société qui répond aux exigences évolutives de son histoire Elle doit être capable de formuler sa propre vision de l’avenir en pensant par elle-même ; elle est appelée à forger sa propre identité collective à partir des legs constitués par le patrimoine culturel et historique, littéraire, linguistique et socio-économique sans pour autant s’enfermer sur elle- même. Autant dire que l’identité culturelle dispose des dimensions matérielles et spirituelles qui peuvent constituer des leviers pour le développement national, régional et local (Ki-Zerbo. 2007).

Un tel processus, faut-il le rappeler, englobe le passé, le présent et potentiellement l’avenir, car la culture n’est ni un cliché ni un stéréotype, c’est l’histoire en marche. Pour réaliser ce projet, l’Afrique doit renouer avec les éléments qui ont fait sa force pour les valoriser sans perdre de vue les facteurs de sa faiblesse afin d’en amoindrir leur impact négatif.

Mais au-delà de ce travail de conscientisation, les ressources culturelles doivent contribuer à former le citoyen pour le rendre plus apte à faire face aux défis du développement auto-centré.

Œuvrer pour une renaissance culturelle, c’est amener l’Africain à raisonner comme son ancêtre qui, selon le sage Amadou Hampâté Bâ, disait : « je dois faire davantage, je dois faire mieux, parce que je ne suis pas seul, j’ai femme, enfants, frères, j’ai mon quartier et mon village, il faut que mon pays sache compter sur moi quoi qu’il m’en coûte moralement, matériellement et politiquement, je dois essayer de comprendre mon voisin, quel que soit son comportement, il reste mon frère parce que la nature en a fait mon frère ».

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