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Rencontre entre le ministre en charge de l’Enseignement Supérieur et les Recteurs des Universités publiques : Réformes et assainissements dans les universités publiquesLe ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, M. Yahouza Sadissou, a rencontré, hier, les différents recteurs des Universités Publiques du pays. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’engagement du gouvernement à reformer et à assainir le secteur de l’éducation, notamment le sous-secteur de l’enseignement supérieur. Plusieurs points dont, la mise en œuvre du système LMD, la question d’orientation des nouveaux bacheliers et la question de l’adéquation entre le marché de l’emploi et les filières, étaient à l’ordre du jour de cette rencontre.

A l’ouverture des échanges, le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, M. Yahouza Sadissou a rappelé que la mise en œuvre du système Licence- Master- Doctorat (LMD) a commencé il y a huit ans. « Il est temps de marquer une pause et d’évaluer cette mise en œuvre du LMD. Quels sont les atouts ? Quelles sont les faiblesses ? Et qu’est-ce qu’il faut faire pour corriger ses faiblesses ? Et pour cela nous allons mettre en place un comité à qui nous allons confier cette responsabilité», a déclaré le ministre. Il s’est réjoui du fait qu’à l’Université de Niamey, il a déjà été jeté les bases de ce travail qui va éventuellement être source d’inspiration pour approfondir la réflexion sur le LMD.

Evoquant la question d’orientation des étudiants - post Bac, le ministre en charge de l’enseignement supérieur a précisé qu’à partir de cette année, il y’aura une régularisation de cette question. « Cette question d’orientation et d’inscription des étudiants nous coûte excessivement cher parce que le plus souvent c’est une ruée vers le privé alors que nous avons beaucoup d’universités, ce que je ne trouve pas normal », a-t-il expliqué.

Parlant des textes qui régissent les universités publiques, le ministre Yahouza Sadissou a souligné la nécessité de les revoir en rapport avec les reformes et l’assainissement engagés. Pour ce faire, la collaboration entre les Universités Publique du Niger et la tutelle est indispensable. «Nous devons créer toutes les conditions pour renforcer la collaboration entre le Ministère et les universités publiques. C’est de cette façon simplement que nous pouvons réussir ces réformes et cet assainissement engagés par le gouvernement » a-t-il ajouté. Il y a également la question de la création et de la multiplication des filières. Selon le ministre, l’encadrement de la création des filières aidera à mieux assainir l’enseignement supérieur.

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