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Tillabéri, «la capitale du fleuve», chef de lieu de région du même nom est à un peu plus de 110 km à l’Ouest Niamey. C’est l’une des régions touchées par l’insécurité dans sa zone nord, alors que l’autre partie des populations s’adonne courageusement aux activités qui sont les siennes. Le marché de la commune est un véritable point de rencontres entre divers groupes socioprofessionnels. Les nomades de la zone nord, les pêcheurs Sorko et les agriculteurs de la zone du fleuve, les commerçants issus de différentes régions du pays et même ceux venus de pays voisins s’y retrouvent deux fois par semaine, même si le dimanche est le principal jour du marché. Au bord du fleuve où les pirogues déchargent personnes et marchandises, tout comme dans le marché proprement dit, on a à voir et à découvrir. Dans les campagnes, les paysans labourent leurs champs avec l’espoir d’une bonne saison.

Tillabéri est l’une des régions du Niger qui est traversée par le fleuve Niger. D’où cette appellation de «capitale du fleuve» qu’on colle à la ville de Tillaberi. Ce fleuve, certainement la plus grande ressource en eau du Niger joue un rôle éminemment important aussi bien pour les besoins en eau des populations que pour la production et la commercialisation du poisson. Les différentes gares de la traversée du fleuve sont extrêmement animées, devenant ainsi une sorte de plateforme d’échanges. Bref, ce sont des carrefours ou se développent plusieurs activités commerciales et des petites prestations de services liées à l’écaillage du poisson; le décorticage du riz et la traversée du fleuve qui est accomplie par des piroguiers visiblement rompus à la tâche. Le service d’écaillage de poissons est exécuté par des femmes. Non loin d’elle un jeune homme, Salifou Halidou sous son hangar de fortune est en train de monter une pirogue commandée par quelqu’un.

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