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Rencontre entre l’Alliance pour la Promotion du Port de Lomé et les Opérateurs Economiques du Niger : Echanges directs sur les goulots d’étranglement relatifs à l’utilisation du Port Autonome de Lomé et du Corridor Togo-Niger

La communauté portuaire de Lomé et les Opérateurs Economiques de notre pays se sont réunis hier au Siège du syndicat National des Agents de Douane (SNAD), pour échanger sur les prestations du port, les difficultés rencontrées sur le corridor Togo-Niger et les opportunités que la communauté portuaire pourrait offrir. Les commerçants, les douaniers, les chargeurs, les transporteurs, les conducteurs routiers étaient tous présents pour examiner les contraintes et trouver les solutions pour que le slogan’’le Port Autonome de Lomé est le port naturel du Niger’’ soit une réalité.

«Cette rencontre permettra à nos chargeurs d’exprimer de vive voix, sans intermédiaires, leurs problèmes, leurs préoccupations ainsi que leurs attentes en lien avec l’utilisation du Port Autonome de Lomé et de l’ensemble du corridor. De même cette rencontre est également une occasion donnée à la communauté portuaire de Lomé pour informer nos opérateurs économiques des dispositions prises, des reformes opérées, des infrastructures réalisées ou des mesures envisagées par les différents acteurs portuaires dans le cadre de l’amélioration continue des prestations » a déclaré la Directrice Générale du Conseil National des Utilisateurs des Transports Publics (CNUT) Mme Daoura Hadiza Kafougou.

Le Vice président de l’Alliance pour la Promotion du Port de Lomé et également Directeur Général du Port Autonome de Lomé le Contre-Amiral Kodjo Fogar Adegnon a, dans son intervention, mis l’accent sur les atouts importants que présentent le port pour les opérateurs économiques nigériens et les différents services offerts par son institution.

Précisant que le port autonome de Lomé peut accueillir de grands navires de dernière génération et qui répondent aux normes internationales, il a relevé que le trafic en direction du Niger a connu une baisse considérable au niveau des produits alimentaires notamment le riz, le sucre, les huiles végétales. «Nous savons aujourd’hui que beaucoup de nos amis d’hier sont allés vers les autres ports qui n’appliquent pas les mêmes normes communautaires » a-t-il souligné tout en déplorant certains comportements des syndicats des transporteurs ou les humeurs des transitaires qui se donnent le vilain plaisir à bloquer les opérations d’enlèvement.

Dans cette logique, a-t-il annoncé, des cadres de concertation seront mis en place pour débattre des questions qui se posent à l’industrie maritime. « Je me réjouis de la mise sur pied au Niger du comité de suivi du corridor composé de tous les acteurs et constitue une veille économique de transit. Dès lors, il sera dorénavant mentionné que quiconque, par ces faits, cause des dommages à un opérateur économique soit tenu de les réparer ; des poursuites pénales pourraient être engagés en fonction de la gravité des faits», a soutenu le DG du port autonome de Lomé qui a appelé tous les opérateurs économiques nigériens à fréquenter davantage sa société. « Nous voulons établir avec vous des relations humaines vivantes et porteuses d’espérances, nous voulons établir avec vous des relations de confiance, nous voulons que le port de Lomé devienne le bras de mer du Niger donc son port naturel» a-t-il déclaré.

Pour sa part, le 2ème vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger a indiqué que les problèmes du transport constituent une préoccupation permanente pour les pouvoirs publics et les opérateurs économiques nigériens, en raison de l’enclavement de notre pays qui constitue l’une des contraintes entravant de facto son développement en termes d’approvisionnement en produit. « Aussi, au Niger nous sommes résolument engagés dans une dynamique qui vise l’amélioration des conditions de transport et de transit des marchandises à destination ou en provenance du Niger. En dépit de toute cette modernisation du port et des facilités accordées aux pays de l’hinterland, la tendance des opérateurs économiques à se redéployer sur le port autonome de Lomé pour le trafic en direction du Niger au niveau du port a stagné voire même baissée » a dit M. Mounkeila Ousseini.

C’est dire selon le Représentant de la Chambre de Commerce que des goulots d’étranglement subsistent quelque part. Et le comité de suivi des corridors a relevé les contraintes auxquelles font face les opérateurs économiques quant à l’utilisation du Port et du Corridor Togo-Niger. Il s’agit entre autres des coûts de surestaries élevées ce qui rend les prix des marchandises prohibitifs à destination. Cette situation est aggravée par les délais de franchir de surestaries très courts ; les cautions sont très élevées, les délais de rotation sont très courts compte tenu de l’enclavement du Niger (Niamey étant à 1250kg du Port de Lomé). Le Port Autonome de Lomé est une société à vocation commerciale et industrielle. En plus de ses fonctions régaliennes, le port a, en charge, l’exploitation des installations, le pilotage et le remorquage des navires, la garde matérielle et juridique des marchandises. Il possède d’énormes potentialités qui en font un véhicule pôle d’éclatement sur la côte ouest africaine confirmant ainsi sa vocation historique d’outil d’intégration sous régional.

Aïssa Abdoulaye Alfary (ONEP)

17 mai 2017
Source : http://lesahel.org/

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Economie