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Visite du ministre du Commerce au niveau des marches de céréales ; établissements de commerce et unités industrielles à Niamey : S’assurer de la disponibilité des produits de base pendant le mois béni de ramadan

Le ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé, M. Sadou Seydou, a effectué, vendredi dernier, une série de visites au niveau du marché de Djamadjé ; celui des céréales à Katako ; deux établissements de commerce import et export et deux unités industrielles implantées à Niamey. Il s’est agi pour le ministre du Commerce, accompagné de son staff ; du président de la Chambre de Commerce, et d’Industrie du Niger ; du secrétaire général du gouvernorat de Niamey ; du directeur de cabinet du Médiateur de la République et des différents syndicats du secteur, d’aller dans les marchés pour s’assurer d’une part de la disponibilité des produits de première nécessité, cela à quelques jours du début du mois béni de Ramadan et d’autre part, s’informer sur les prix de ces produits qui, connaissent généralement une hausse pendant cette période.

Cette série de visites a conduit le ministre du ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privee M. Sadou Seydou au marché de Djamadjé ; aux établissements Houdou Younoussa et Dan takoussa ; au marché des céréales de Katako et au niveau de deux unités industrielles en l’occurrence Niger lait S.A et Oriba. A Djamadjé, le ministre et sa délégation ont échangé avec les bouchers ; les vendeurs de poisson ; de la pomme de terre, de légumes et de condiments notamment la tomate, le poivron, l’oignon. Selon les explications fournies par les commerçants du marché de Djamadje, le kilo de viande de bœuf avec os se vend actuellement à 2200F et celle sans os à 2750F ; le kilo de viande de mouton à 2750F ; la Tia (tasse ou mesure) de tomate à 1000F ; la petite mesure de poivron à 500F ; la grande tasse d’oignon à 4000F.

Le kilo de poisson (capitaine) se vend à 3000F tandis que celui de carpe coûte 2500F. S’agissant des céréales, le sac de 100 kg de mil ; de maïs et de sorgho se vendent respectivement chez les grossistes à 25.000F ; 19.000F et 21.000F. Concernant le carton de sucre ; le bidon d’huile de 25kg ; les pattes alimentaires en carton, ils sont vendus respectivement à 22500F ; 18750F et 6000F. Dans les différents marchés et les unités industrielles visités (Niger- Lait S.A et la société Oriba), les commerçants ont assuré le ministre du Commerce quant à la disponibilité des produits à forte consommation pendant le mois béni de Ramadan.

Tirant la synthèse de ce déplacement, le ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé M. Sadou Seydou a précisé que cette visite s’inscrit dans le cadre de la mission régalienne de son département ministériel. Cette mission consiste à veiller à l’approvisionnement régulier du pays en produits de première nécessité.

« A cette veille du mois béni de ramadan, vous avez constatez comme moi la flambée des prix des céréales. C’est une inquiétude pour le gouvernement. Il fallait aller sur le terrain pour vérifier la disponibilité de ces produits. Cette flambée des prix est due au fait que ces produits sont importés à partir de nos voisins immédiats. Et tant que ces pays ont des problèmes, il va de soi qu’il y ait des répercussions sur l’approvisionnement de notre pays. Nous avons noté que parmi ces denrées de première nécessité, il n’y a que le prix du riz qui est resté plus ou moins stable. Certes, nous avons constaté qu’il y a la flambée des prix, mais des dispositions sont prises par rapport à l’existence du stock. Nous avons l’assurance que le mois de Ramadan sera couvert en toute quiétude » a relevé le ministre du commerce avant de lancer un appel aux commerçants de ne pas profiter du mois de ramadan pour rehausser les prix de ces produits.

En tout état de cause, « nous allons rencontrer les opérateurs économiques, la semaine prochaine, pour discuter de la question et demander leur indulgence pour baisser les prix des produits ou à défaut les maintenir stables. Au niveau de la société

Niger-Lait, nous n’avons pas entendu de problèmes particuliers aussi bien de l’approvisionnement que de l’écoulement. Tandis que la société Oriba rencontre actuellement un sérieux problème lié à la concurrence des produits importés qui ne subissent pas les rigueurs douanières. Si ces produits étaient dédouanés et que les importateurs payaient toutes les taxes qu’il fallait, peut-être la concurrence serait moindre. Malheureusement, cette situation a eu comme effet au niveau de la société Oriba, la fermeture de deux unités sur trois qui fonctionnent. C’est vraiment un danger aussi bien pour la société que pour certains employés qui, à la longue seront au chômage technique. Nous pensons que des mesures doivent être prises, ne serait-ce que pour appliquer la loi en matière des taxes douanières. Tous ces problèmes sont liés aux mesures prises par notre voisin, le Nigeria suite à la crise économique’’, a conclu le ministre du commerce.

Hassane Daouda (ONEP)

15 mai 2017
Source : http://lesahel.org/

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