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Présentation du résultat de la journée internationale de la fistule édition 2018 : Des résultats appréciables dans la lutte pour l’éradication du fléau

Le comité scientifique du Réseau d’Eradication de la Fistule (REF) a présenté hier matin à la Fondation Tattali Iyali  le résultat de la journée internationale de la fistule édition 2018. C’était en présence de la Première Dame, Dr Lalla Malika Issoufou, présidente de la Fondation Tattali Iyali, marraine de la lutte contre la fistule obstétricale au Niger et  championne en Afrique.

Le Niger est engagé dans la lutte contre la fistule. C’est dans ce cadre qu’il a été créé des centres de prise en charge de la fistule au plan national. La marraine de lutte contre  la fistule au Niger et championne en Afrique, Dr Lalla Malika Issoufou œuvre sans relâche depuis plus de 7 ans  dans le cadre du combat qu’elle mène   aux côtés du gouvernement nigérien pour éradiquer la fistule.  L’édition 2018 de la journée internationale de lutte contre la fistule a été célébrée au Niger en deux phases. Selon Dr Abdoulaye Idrissa, la première phase a concerné  en l’organisation d’un camp à Tahoua. Il a par ailleurs précisé que ce sont les activités de la Direction générale de la Santé de la Reproduction qui sont mises en œuvre  par le comité scientifique du REF. Parlant du  camp,  qui a  été organisé, il a permis de mobiliser trois experts nationaux au cours duquel 64 patientes  ont été prises en charge  avec un taux de guérison de 87%.  Puis  s’en est suivi le renforcement des capacités de 30 agents,  comprenant des médecins, des techniciens supérieurs en soins obstétricaux et des techniciens supérieurs en anesthésie et réanimation, et les personnels de soins. Quant à la 2e phase de la journée, elle est relative au lancement  proprement dit de  la journée qui s’est déroulée le 24 mai dernier au Centre National de Référence de la Fistule Obstétricale (CNRFO).  A cet et effet, trois  chirurgiens en fin de formation en DES, ont été initiés en prise en  charge de la fistule. Par la même occasion deux femmes ont suivi des interventions chirurgicales. Précisons que ces interventions ont été un succès. La première patiente du nom de Fati Halidou âgée de 21 ans qui est habitante du village de Darey-Tini dans le département de Ouallam a vu son avenir  s’illuminer à travers cette opération qui donne un nouveau sens à son existence.

L’histoire de cette dame est pathétique. D’abord elle n’a assisté à aucune  consultation prénatale. Après trois jours de travail d’accouchement, elle a été assistée par un agent de santé  du Centre de Santé de Miyel. Compte tenu de la souffrance qu’elle a endurée lors de l’accouchement, la jeune dame a été transférée au  CSI de Banibangou pour perte des urines avant d’être orientée au CNRFO où elle a suivi une opération. A l’issue de l’opération Fati est sortie  avec la fistule  fermée et miction normale.  Notons qu’à la sortie d’une telle opération, il est conseillé à la patiente  de s’abstenir de rapport sexuel et de tout effort physique pendant la période de suivi post-opératoire soit six mois, observer une contraception pendant deux ans, et revenir voir le médecin dans un mois. Ce sont des consignes que la patiente doit observer afin d’éviter toute complication. Si Fati est restée sous le contrôle de l’équipe médicale en vue de recouvrer sa santé, quant à la seconde patiente, elle a disparu. Mais des efforts seront certainement consentis pour la retrouver pour qu’elle puisse continuer à suivre le traitement et éviter éventuellement une complication qui peut lui être fatale. La création des centres de la  fistule au plan national, le renforcement des capacités du personnel intervenant dans le cadre de la prise en charge, ainsi que les campagnes  de sensibilisation sont entre autres des actions entreprises au Niger pour éradiquer la fistule. Le concours de tous et de toutes est précieux pour prévenir la fistule obstétricale au Niger.

 Laouali Souleymane(onep)

21 juin 2018 
Source : http://lesahel.org/

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