SIM Aminchi 0range

Signature d’un protocole d’accord entre le ministère du Pétrole et la Société CNPC : Vers la mis e en exploitation de la phase II du bloc d’AGADEM

Le ministre du Pétrole et les responsables de la société CNPC ont procédé le 6 avril dernier à la Direction générale du Pétrole, à la signature d’un protocole d’accord entre le Ministère du Pétrole et la Société chinoise CNPC. Cet accord ouvre la voie à la mise en exploitation de la phase II du bloc d’Agadem dans la région de Diffa. L’aboutissement de cet accord appelé, "Grande Autorisation Exclusive d’Exploitation" permettra de passer de 20000 à 90000 barils/jour.

Dans ses explications, le ministre du Pétrole, M. Foumakoye Gado, a rappelé que le permis attribuant un contrat sur le bloc Agadem a été signé en 2008 pour une durée globale normale de 8 ans, dont quatre ans pour la première partie, deux ans de renouvellement, deux ans de deuxième renouvèlement, avec une année supplémentaire pour préparer le contrat de mise en exploitation. «Aujourd’hui nous sommes normalement au bout de ces 9 années de recherche sur le bloc Agadem et le contrat devrait prendre fin en juin 2017 », a dit le ministre du Pétrole. Entre temps, a-t-il poursuivi, le Gouvernement a accordé déjà à la CNPC une Autorisation Exclusive d’Exploitation (AEE) sur trois gisements qui devraient ravitailler en pétrole brut la raffinerie de Zinder (SORAZ). « Depuis six ans pratiquement ce champ est exploité et nous avons assisté à une continuité de la production du produit raffiné à partir de cette raffinerie », a expliqué M. Foumakoye Gado.

Il a ensuite indiqué que le Gouvernement a accordé une deuxième Autorisation d’Exploitation en 2013 toujours sur le bloc d’Agadem portant sur 39 gisements qui devraient être mis en exploitation en 2016 en vue de l’exportation du pétrole brut. « Malheureusement certaines contraintes ont fait que cette deuxième autorisation d’exploitation n’a pas été mise en œuvre notamment le pipeline qui va acheminer ce pétrole brut jusqu’au port n’a pas pu être construit », a-t-il déploré. Selon le ministre du Pé- trole, à la fin de la recherche, la CNPC a découvert 50 autres nouveaux gisements qui devraient faire l’objet d’une autorisation exclusive d’exploitation N°3, mais l’analyse économique a fait ressortir que ces gisements n’étaient pas économiquement rentables d’autant plus qu’à partir de 2014, il y a eu la chute du prix du pétrole brut. « Pour ne pas perdre l’avantage de ces 39 gisements de l’AEE2 et des 50 gisements découverts entre 2014 et 2017, nous avons imaginé de fusionner ces gisements dans une seule Autorisation Exclusive d’Exploitation qui est appelée "Grande Autorisation Exclusive d’Exploitation" (grande AEE). C’est la fusion de ces gisements et les gisements destinés à la raffinerie : le gisement de l’AEE2 et AEE3 qui ont fait l’objet de cette signature», a expliqué le ministre du Pétrole, soulignant que cette convention va permettre de rendre l’opération rentable et d’aller vers la construction d’infrastructures devant permettre la mise en exploitation du pétrole brut pour l’exportation sur le marché international. Le ministre du Pétrole a indiqué que ces négociations ont permis d’atteindre un certain nombre de résultats. Il s’agit du bonus de signature qui va être versé à l’Etat. Lorsque l’avenant va être signé on précisera le montant de ce bonus. Puis, des actions sociales en faveur de la communauté de la région notamment celle de N’Gourti, seront faites. Il s’agit principalement de la construction supplémentaire de classes, le fonçage des puits, la construction des centres de santé incluant la santé humaine et animale. «Ces activités démarreront courant de cette année 2018 pour se poursuivre jusqu’en 2020 pour des montants qui seront aussi précisés à l’avenir», a-t-il ajouté. Le troisième avantage de cet accord, selon le ministre, c’est aussi l’obtention de la construction de certains locaux en faveur du Ministère du Pétrole notamment les directions régionales à savoir celles de Diffa et de Zinder et des locaux à Niamey afin de mettre les agents dans les bonnes conditions de travail.

«A cette liste d’avantages, s’ajoute la réalisation du Laboratoire de Contrôle et d’Analyse des Produits Pétroliers, chose qui jusque là faisait défaut car les analyses se font dans les laboratoire privés. Un autre élément de cette négociation, c’est la détermination du chronogramme de ces activités dans le délai pour qu’au plus tard à la fin 2020 on puisse achever la construction de ces infrastructures de surfaces et celles souterraines à savoir pipeline » explique M. Foumakoye Gado. Selon, le ministre du Pétrole, ces accords prévoient aussi la relance de la route Diffa- N’Guiguimifrontière Tchad qui a débuté il y a trois ans, mais stoppée compte tenu du climat d’insécurité qui prévaut dans cette zone. Toutefois, relève le ministre, l’entreprise de l’époque a pu faire 50 Km sur 180. «Nous avons donc obtenu au cours de ces négociations que l’entreprise chinoise détentrice de ce marché puisse sous-traiter ce marché avec les entrepreneurs locaux qui sont prêts à continuer ces travaux », a-t-il assuré. Parlant de l’objectif de cette démarche, le ministre du Pétrole a précisé qu’il s’agit de passer de 20 000 barils/jour actuellement destinés à la raffinerie à 90 000 barils/jour qui vont être exportés. «Donc la production globale va passer de 20 000 barils à 110 000 baril/jour » dit-il ajoutant que cette augmentation de l’exportation va permettre au Niger de multiplier ses revenus tirés de la fiscalité pétrolière sans oublier la création d’emplois. Parlant du coût, il a indiqué que c’est près de 2,5 milliards qui seront injectés dans le domaine des infrastructures de surface et plus d’un milliard voire 2 milliards dans la construction du Pipeline.

Mamane Abdoulaye

09 avril 2019
Source : http://lesahel.org/

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