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SOTRUNI (Ex SNTN) : Une société qui roule au ralenti

Créée en 1996 par des actionnaires et l’appui en subvention de l’Etat du Niger pour assurer le transport urbain dans la ville de Niamey, la Société des transports Urbains de Niamey (SOtRUNI) est actuellement en état de ralentissement dans son exploitation de transport. Elle a pour mission de transporter des fonctionnaires, ensuite les autres usagers urbains ou des périphéries de la ville vers les marchés et sur leurs lieux de travail. Selon le directeur général, M. Daniel Maïnassara tchiwaké, à l’époque, la société s’appelait Société Nationale des transports Nigériens (SNtN) qui soutenait l’exploitation de la SOtRUNI dans le domaine du transport urbain.

Pour lui, le transport urbain n’a pas pour vocation de réaliser des béné- fices ; c’est un service social. C’est pourquoi, aujourd’hui, la SOtRUNI fait face à certains problèmes de fonctionnement depuis que la Société Nationale des transports Nigériens (SNtN) ne fonctionne plus. Pour rappel, a-t-il indiqué, c’était la société Anonyme de Gérance et d’Affrètement (SAGA), actionnaire de la SNtN, qui s’intéressait plus au transport urbain. Après un compte d’exploitation, il ressort que la Société Nationale des transports Nigériens (SNtN) perdait beaucoup d’argent. C’est ainsi que le transport urbain a été remis à la Mairie de Niamey à un franc symbolique, mais tout en gardant le personnel, et créer une autre entité.

Aujourd’hui, la société assure difficilement sa mission à cause de la vétusté du parc automobile ; «les bus de la SOtRUNI datent de 1988 ; tout de même, nous essayons d’assurer tant bien que mal le transport de périphéries pour ramener les clients au centre ville. Pour faire face au coup d’exploitation, nous avons tenu compte du nombre des transporteurs dans la ville de Niamey, à savoir les fabasfabas et les taxis. Ainsi, nous avons choisi de ne pas faire le transport à l’intérieur de la ville, d’un quartier à un autre », a dit M. Daniel Maïnassara tchiwaké. La société fait désormais le transport suburbain vers les villages environnants pour pouvoir soutenir leur exploitation avec ses 11 bus en service.

Selon le premier responsable de la société, à la création de la SOtRUNI, il a été dit que toutes les sociétés immatriculées à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) devaient donner une contribution à la SOtRUNI ; les employeurs refusent d’obtempé- rer à la mesure. En réalité, la SOtRUNI devait être subventionnée par l’Etat, la Mairie et les employeurs qui sont immatriculés à la CNSS.

En outre, en ce qui concerne la vétusté des bus, au départ, ils étaient 19 véhicules qui tournaient dans la ville de Niamey. Aujourd’hui, M. Daniel Maïnassara tchiwaké estime que même l’entretien de ceux qui tournent leur revient chère. « Depuis, 1996, le prix du ticket de 100fCfA n’a jamais grimpé parce que nous faisons du social », a-t-il martelé.

La Société des transports Urbains de Niamey (SOtRUNI) emploie aujourd’hui 70 personnes, avec un salaire assuré à travers la subvention de l’Etat et les recettes. Dans le cadre de Niamey Nyala, « nous pensons que l’Etat prendra en compte la société en dotation de matériel neuf afin de faire le réseau du transport urbain de Niamey une réalité. Pour que d’ici le sommet de l’Union Africaine de 2019, Niamey ait un autre visage dans le domaine du transport urbain », a souhaité le directeur général.

En évoquant, la vente des bus nigériens au Burkina faso, M. Daniel Maïnassara tchiwaké, explique que l’affaire remontait à la SAGA qui avait 49%. La société avait dé- cidé de prendre 10 véhicules pour donner à ses partenaires pour expérimenter le transport urbain à Ouagadougou. « Actuellement, à cause de la vétusté, mêmes ces bus ne fonctionnent plus », rassure le directeur général de la SOtRUNI. Il faut enfin noter qu’à la date actuelle, aucune stratégie d’approche des partenaires n’est entamée après l’échec des 90 taxis iraniens qui ne circulent plus dans la ville de Niamey.

02 février 2018
Source : http://www.lesahel.org/


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