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Niger : 23 milliards de dollars pour la croissance et la sécurité

Vingt-trois milliards de dollars, soit six de plus qu'attendus. C'est la somme totale de fonds levés par le Niger lors de la table ronde de Paris, la semaine dernière. Ce capital est destiné à financer le plan de développement économique et social du pays (PDES), pour les années 2017-2021. « Ce résultat est la preuve que notre pays a totalement retrouvé sa crédibilité aussi bien au niveau des partenaires qu'au niveau des investisseurs privés », s'est félicité le président Mahamadou Issoufou, à Tahoua, lors de la célébration du 59e anniversaire de l'indépendance du Niger. « Ce niveau d'engagement témoigne de la qualité et de l'excellence des relations entre le Niger et ses partenaires », a souligné, pour sa part, la ministre au Plan, Aïchatou Kané Boulama, pendant une conférence de presse.

Qui a donné quoi ?

La table ronde a accueilli huit cents participants, issus des secteurs privés comme publics. Les organisations institutionnelles comme la Banque mondiale ou l'Agence française de développement (AFD) ont apporté au total 12,7 milliards de dollars. Le Niger n'en attendait que 7 de leur part. Le secteur privé a participé à hauteur de 10,3 milliards, soit légèrement plus que les 10 milliards attendus. Le gouvernement nigérien, lui, s'était engagé à apporter lui-même 10 milliards de dollars au PDES. Les représentants du secteur privé national ont, quant à eux, promis un milliard.

Les maîtres mots : croissance et sécurité

La somme a été recueillie pour atteindre deux objectifs : doper la croissance du pays et garantir sa sécurité.
Côté économie, ce plan de développement devrait permettre au pays d'atteindre une croissance moyenne de 7 % pendant cinq années. Pour rappel, le Niger affiche actuellement un taux annuel moyen de 6,7 % et subit les effets de la baisse du cours des matières premières à l'instar du pétrole et de l'uranium. Pour les investissements privés, le gouvernement souhaite qu'ils se concentrent dans des secteurs prioritaires comme l'énergie, les routes, les aéroports et le chemin de fer. Pour s'en assurer, le gouvernement envisage de mettre en place « un tableau de bord qui permettra le suivi des principaux indicateurs permettant de mesurer les performances de la mise en œuvre du plan », selon les mots du président Mahamadou Issoufou. « Ce suivi permettra aussi de vérifier si le plan profite au peuple nigérien, à la consolidation de ses institutions, à l'équipement du pays en infrastructures, à l'éducation », a-t-il précisé.

Enfin, les fonds promis par le secteur institutionnel sont prévus pour être dédiés au renforcement de la sécurité du Niger. Très régulièrement la cible d'attaques terroristes, le Niger entend s'organiser pour que l'insécurité perturbe le moins possible l'économie.

Pour sortir de l'ornière difficile dans laquelle il se trouve actuellement, le Niger a choisi de combiner investissement pour le développement et dépenses pour la sécurité.

22 décembre 2017
Source : http://afrique.lepoint.fr/

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