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Logements sociaux de 2b imo cité SNEN Yansala : sur fond de mensonges et d’escroquerie

Les enseignants du Niger, militants du SNEN, ont été grugés par leur syndicat car, dans sa propagande pour « offrir un toit à chacun avant la retraite », il s’était servi d’un tel projet, somme toute noble et louable, pour abuser de leur confiance pour les rouler dans la farine. Les enseignants avaient accueilli avec fierté l’initiative et s’y sont engagés, ignorant qu’un syndicat, sensé défendre les « intérêts matériels et moraux » de ses militants, puisse se permettre de les exposer à l’usure et à l’escroquerie. Lorsque c’est le syndicat qui se mettait au devant du projet, l’on ne pouvait pas penser que l’enseignant, et donc le militant, puisse avoir à risquer ; la structure syndicale, devant prendre toutes les précautions pour que d’abord, ce soit « des logements vraiment sociaux » par ses tarifs abordables, mais également par la qualité du travail que devra faire le promoteur, à savoir pour ce cas, l’entreprise 2B IMO d’un Sénégalais installé au Niger pour faire fortune. 

Mensonges sur les clauses qui ont séduit les enseignants… D’abord, le SNEN, en partant à la rencontre de ses bases, rassurait que les coupures sur les salaires ne commenceront que lorsqu’on aura remis à chacun la clé de sa maison et étant entendu qu’il est insupportable de payer un loyer et des coupures d’une banque pour rembourser le coût de la maison, cette disposition rassurait plus d’un et beaucoup avaient osé, par cette précautions syndicale? s’engager dans le projet. C’est donc finalement ECOBANK NIGER que le SENEN emploiera à mener cette opération qui frise l’escroquerie. Car il a fallu que les enseignants soient poussés à  quitter leur banque pour venir à Ecobank, pour qu’aussitôt, avant même de connaitre souvent sa parcelle, on commence à opérer les coupures sur les salaires des enseignants. Et les enseignants étaient loin de recevoir les clés de leurs maisons. Le caractère insoutenable des coupures quand on doit continuer à payer un loyer ailleurs, a amené certains à venir vivre dans des maisons inachevées, très mal faites et sans mur clôture, sans électricité, sans eau aussi. C’est cela, à comprendre le SNEN, le logement social qui va avec l’enseignant. C’est une insulte.

L’autre mensonge, pour lequel, le bureau du SNEN de l’époque qui avait initié le projet est impardonnable est de dire que dans les clauses, il n’était pas question de construire les murs de clôture. Et pourtant, ceux qui avaient souscrit au projet, n’ont jamais été informés sur une telle prédisposition qui montre bien que l’on n’a aucun respect pour l’enseignant et qui aurait certainement dissuadé certains pour comprendre que ce n’est pas un projet sérieux. Est-il normal d’admettre un logement social sans mur de clôture ? Il est donc dommage que les deux bureaux du SNEN qui ont succédé à celui qui avait initié le projet, n’aient pas demandé des comptes dans leur passation pour comprendre les contours de l’opération pour rassurer les militants. Pourtant ces bicoques lézardées depuis les premières pluies avec souvent des portes arrachées par les vents, sont facturées souvent à près de dix (10) millions ? N’est-ce pas de l’escroquerie ? S’il s’avère que ceux qui ont porté le projet, n’avaient jamais souscrit pour les maisons mais seulement pour les parcelles, alors on comprend bien que l’on est ici dans une arnaque de la  quelle le SNEN se serait rendu coupable et cela leur est impardonnable. Et tant que les bureaux suivants, n’auront pas aidé à voir clair dans un dossier aussi sulfureux, il faut comprendre et admettre qu’ils partagent la même responsabilité des difficultés que vivent les enseignants. Comment peut-on faire payer pendant dix ans, pour des maisons aussi misérables ?

Ceux qui vivent sur le site, ont été obligés à se débrouiller à aller eux-mêmes à la Nigelec pour avoir un branchement et ils ont souvent payé près de 100.000f. C’est donc dans un tel flou que depuis des années, Ecobank qui avait soutenu le projet, douillettement, fait ses coupures, quand les maisons pour lesquelles cela se fait, ne sont pas habitables. Or, avec ce qu’on coupe à chacun, où peut-on avoir les moyens de se faire un mur et même de modifier une maison à ses goûts ? Il va sans dire que les enseignants ont été trompés et qu’il n’y a peut-être pour eux que la justice pour voir clair dans un dossier pour lequel, comme on l’a vu dans un reportage sur Bonferey, on s’est bien moqué d’eux. 

À qui la faute ?

 Il y a Ecobank qui a financé et on peut peut-être croire, pour avoir donné à 2B IMO les moyens de réaliser le projet, qu’elle ne peut être comptable de l’échec du projet. Mais peut- être que des agents de la banque qui ont travaillé à l’époque avec les responsables du SNEN, par quelques complicités, pourraient avoir fait quelques manipulations. C’est pourquoi, à priori, l’on peut croire que la responsabilité se situerait plus au niveau du bureau du SNEN de l’époque et de 2B IMO. Il va sans dire que devant la justice, chacun pourra dire, ce qu’il reproche à l’autre dans la conduite du projet et peut-être même dans sa conception.

Urgence de l’audit de l’opération…. 

Il faut aujourd’hui forcément auditer l’opération pour apprécier d’une part les clauses du contrat et d’autre part la qualité du travail qui a été fait et conséquemment, pour apprécier le coût réel de ces maisons qui ne sont qu’une honte dans un État de droit. On comprend d’ailleurs, pourquoi, à quelques distances de ce site, un autre projet qui serait conduit par la même entreprise pour le compte des agents de la douane, avait foiré et est abandonné depuis des années. Il est impératif à mener cette audit car il est inadmissible qu’un autre, venant d’ailleurs, viennent escroquer des Nigériens comme si l’environnement juridique national ne peut permettre de protéger les hommes qui seraient, comme dans ce cas, victimes, des abus de « commerçants véreux » et de syndicalistes irresponsables. Dossier croustillant pour lequel nous ouvrons une première page. D’autres suivront… 

Affaire à suivre…

14 octobre 2017 
Source : Le Canard en Furie 

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