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Situation des marchés céréaliers en Afrique de l’Ouest : Stabilité des prix pour le riz et le maïs ; hausse pour le mil et le sorgho

Le prix du maïs et du riz sont restés stables et les marchés ouest africains sont correctement alimentés au mois de mai ; une situation qui s’explique par les bonnes productions (de riz et de maïs) enregistrées au cours de la présente campagne. Cependant, pour le mil et le sorgho, les stocks baissent de plus en plus et les hausses saisonnières commencent à se faire déjà sentir sur bon nombre de marchés des principaux pays producteurs. C’est en substance les principales conclusions du bulletin ‘’Les Céréaliers’’ n°10 en date du 28 mai 2017 qui est une publication du Réseau ouest africain des céréaliers (ROAC).

Les informations relatives à quatre principales céréales à savoir le riz, le maïs, le mil et le sorgho sont pour l’instant traitées par ‘’Les Céréaliers’’. Cette publication donne la situation céréale par céréale et dans les 9 pays suivis à savoir le Bénin, le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Niger, le Burkina-Faso, le Mali, et le Sénégal. Ainsi, pour le mois de mai 2017, les quantités de riz mises sur le marché ont permis, selon le bulletin, d’avoir plus de disponibilité et par conséquent de stabiliser les prix pratiqués sur l’ensemble des marchés des 9 pays suivis (Bénin, Togo, Ghana, Côte d’Ivoire, Guinée, Niger, Burkina-Faso, Mali, et Sénégal). Pour le maïs, les quantités mises sur le marché au cours de ce même mois ont permis de provoquer une légère baisse des prix au Bénin. La hausse constatée en Avril s’est poursuivie pour le Niger au cours de ce mois tandis que la stabilité récemment observée pour l’ensemble des autres pays s’est maintenue.

Par contre, souligne la même source, les prix du mil ont enregistré une hausse en mai comparativement au mois passé, dans cinq (5) pays sur les 9 suivis à savoir le Sénégal, le Mali, le Burkina-Faso, le Niger et Ghana, même si la tendance est à la stabilité sur les autres marchés du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée. Pour le sorgho, les disponibilités baissent sur les marchés des principaux pays producteurs et on assiste à la hausse des prix sur les marchés du Niger, du Burkina-Faso, du Mali, du Sénégal et de la Guinée tandis que la stabilité est de mise sur les autres marchés du Bénin, du Togo, du Ghana et de la Côte d’ivoire.

En terme de prix et à titre illustratif, le kilo du riz local en gros est à 300 FCFA minimum et 350 F maximum tandis que celui du riz importé est à 400 F au moins et 450 F au plus au Burkina Faso. Au Niger, le prix du kilo du riz local en gros varie de 330 à 380 FCFA et celui du riz importé se situe entre 360 et 390 FCFA. Cependant au plan international, La fin du mois de Mai a été marquée par une tendance à la hausse du prix du riz sur les marchés des principaux pays exportateurs comme la Thaïlande.

Quant au prix du kilo de maïs en zone de production, il va de 170 à 200FCFA au Bénin, tandis qu’en zone de consommation, il va de 200 à 225FCFA dans le même pays. Pour le mil, le prix du kilo en zone de production va de 170 à 210 FCFA au Mali ; de 240 à 280FCFA/Kg au Niger tandis qu’en zone de consommation le prix du kilo va de 200 à 220FCFA au Mali et de 260 à 290 FCFA au Niger. Pour le sorgho, le prix du kilo en zone de production va de 150 à 200FCFA au Togo tandis qu’en zone de consommation, le prix va de 165 à 210FCFA/Kg dans ce même pays.

Pour l’élaboration de son bulletin le ROAC se fonde sur les informations produites par différents acteurs du secteur céréalier tels que les Groupements, les commerçants et industriels des filières céréales en Afrique de l’Ouest ; les Systèmes d’Information de Marché publics membres du RESIMAO ; le Réseau Afrique Verte ; l’Observatoire des Statistiques Internationales sur le Riz (OSIRIZ, CIRAD) ; l’Agricultural Market Information System (AMIS MONITOR – FAO) ; le Centre Régional AGRHYMET (CILSS), etc. C’est dire que les données, informations et recommandations présentées dans cette publication sont basées sur un travail de collecte et d’analyse des analystes de marché du Réseau Ouest Africain des Céréaliers. Ce qui permet au ROAC de formuler des recommandations qui peuvent être utiles pour les acteurs de filières céréalières.

Siradji Sanda(onep)

28 mars 2017
Source : http://lesahel.org/

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Economie