Forfaitt-ORANGE-4G

Ouverture de la 26ème édition du FESPACO : 124 films en compétition

La capitale du Burkina Faso vit au rythme du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui se tient du 23 février au 2 mars. La 26ème édition du FESPACO dont le thème est « Mémoire et Avenir des cinémas africains » coïncide avec le cinquantenaire du plus grand rendez-vous cinématographique de l'Afrique et de la diaspora. Le Clap d’ouverture officielle de cette édition a été donné par le président du Faso, SEM Roch Marc Christian Kaboré dans l’après-midi du 23 février au stade municipal de Ouagadougou où a eu lieu une cérémonie à la hauteur du double événement, dont le Rwanda est pays invité d’honneur.
Le président de la commission de l’Union Africaine, M. Moussa Faki ainsi que des ministres de la Culture de certains pays,africains dont le Mali, la Cote d’ivoire, l’Afrique du Sud, le Cameroun, le Rwanda ont fait le déplacement de Ouagadougou.

C’est parti pour la course à l’étalon d’or de Yennega et les autres prix du FESPACO!
Au total 165 films ont été sélectionnés, dont 124 pour la compétition officielle et 79 hors compétition. Vingt longs métrages sont en lice pour l’étalon d’or de Yennenga, la plus prestigieuse distinction du FESPACO. La particularité de l’édition 2019 du Fespaco est qu’elle est couplée à la célébration du cinquantenaire de la plus grande biennale des cinémas d’Afrique.
La cérémonie d’ouverture a été grandiose. Il y’a eu les prestations des artistes nationaux et étrangers dont ceux du groupe Magic System de la Cote d’Ivoire ; un spectacle d’équitation par des femmes. Il y avait également des projections rappelant la première édition du festival, celle de 1969. « Je souhaite une bonne fête de cinéma à l’ensemble festivaliers et amis du Burkina Faso qui ont fait le déplacement de Ouagadougou pour célébrer avec le Peuple Burkinabè le cinquantenaire du FESPACO », a dit dans son message le président Roch Marc Christian Kaboré.

Les différents intervenants ont rendu un hommage aux pionniers du cinéma africain, entre autres, Sembène Ousmane, Paulin Vierra, Oumarou Ganda, Moustapha Alassane,
Gaston Kaboré, dont les œuvres ont été « la sève » qui a nourri le FESPACO. L’ancien président Feu Sangoulé Lamizana qui a soutenu la première édition de ce qui
allait devenir le FESPACO, mais aussi la présidente du premier comité d’organisation de l’événement, Mme Alimata Salambéré qui était présente à cette cérémonie, ont eu droit également à des hommages.


Le maire de Ouagadougou, M. Armand Bewendé a réaffirmé le soutien de la ville pour le FESPACO, et annoncé la modernisation des salles de cinéma.
L’actualité marquée, au niveau du Burkina Faso, et du Sahel par l’insécurité et la lutte contre le terrorisme a été aussi évoquée dans les discours. Le président de la Commission
de l’Union Africaine, M. Moussa Faki qui a déploré à ce sujet l’insuffisance de la solidarité de la communauté internationale, a indiqué que l’Afrique cherche sa propre voie et construit des stratégies de paix et de sécurité. M. Moussa Faki a souligné aussi l’importance du rôle intégrateur du FESPACO et de la culture dans la renaissance intellectuelle de l’Afrique. En réponse aux sollicitations concernant le financement du cinéma, le président de la Commission de l’Union africaine a annoncé la création récente de la commission africaine pour le cinéma et l’audiovisuel, qui doit, a-til insisté, sans tarder, s’atteler à la mise en oeuvre du fonds africain pour le cinéma et l’audio visuel. D’ores et déjà, lors de cette 26ème édition, un prix spécial de l’UA sera décerné.

Le ministre burkinabè de la Culture, M. A. Karim Sango a réaffirmé le soutien du gouvernement au FESPACO dont il a relevé le caractère panafricain et salué la présence
des festivaliers à Ougadougou. Ce qui pour lui, témoigne de « la capacité commune à résister et à faire échec aux forces du mal ». M. A. Karim Sango a souligné également la pertinence du thème de cette 26ème édition du FESPACO qui est « Mémoire et Avenir des cinémas africains».

Le programme du FESPACO 2019 s’annonce riche et étoffé, avec les projections des films en compétitions, des films restaurés, des colloques, des hommages, des conférences de presse, des concerts, le MICA, les galeries marchandes, etc. Les projections des compétitions des films longs métrages ont démarré le 24 février dans la salle de Ciné Burkina avec « The mercy of the jungle » du Rwandais Joel Karekezi. Une fiction qui plonge dans l’inextricable jungle congolaise où s’affrontent des groupes armés et soldats des armées régulières.

Souley Moutari Envoyé Spécial(onep)

25 février 2019 
Source : http://www.lesahel.org/

Imprimer E-mail

Culture