Consommation du thé vert à Niamey ’’Ataî’’ et ou’’Shaî’’ : Un moment privilégié de détente après un dur labeur de la journée des Niaméens

Consommation du thé vert à Niamey ’’Ataî’’ et ou’’Shaî’’  : Un moment privilégié de détente après un dur labeur de la journée des NiaméensDans toutes les civilisations, les traditions alimentaires, les boissons occupent une place de choix. En Afrique noire, il existe plusieurs sortes de boissons, à la Côte, à part le café, l’alcool on aime siroter le vin de palme…Dans les zones sahélo saharienne, outre ces boissons on trouve le vin à base de mil communément appelé « tiapalo », le quinquelibat, le gingembre, plusieurs sortes de jus…..et aussi et surtout le thé.

Le thé existe depuis la nuit des temps tant et si bien que l’on peut parler du phénomène ‘’thé’’. Pour ce phénomène, il existe plusieurs raisons, selon les « accros » du thé.
Pour les ouvriers, les manœuvres eux pensent qu’à la fin d’une journée de dur labeur, ils leur faut du thé car il revigore.
Les travailleurs des bureaux, eux estiment que le thé peut être pris pour le plaisir ‘’on boit donc pour vivre, pour le plaisir, pour fêter l’amitié, pour chasser la tristesse
Les élèves et étudiants qui sont les plus grands buveurs prennent le thé pour se ‘’doper’’ en vue de bien réviser, ou étudier.
La préparation est composé généralement de trois verres de thé que l’on prend chaque fois que le besoin se fait sentir, oui chaque fois que l’organisme du consommateur régulier en réclame sa dose normale.
Pour Ali un jeune étudiant c’est une espèce d’apéritif, quand je ne le prends pas je me tors de douleurs surtout des céphalées, et souvent cela me provoque des vertiges. Et, ce chaque fois que la dose normale venait en manquer, le matin, à midi et le soir. C’est devenu comme un rituel pour lui et ses amis. « Chaque soir jusqu’à une heure indue on prend le thé, à la belle étoile » ainsi va la vie à la fada de chez les Ali.
Les populations nomades semblent apprécier cette boisson de cette manière tant et si bien qu’en transhumance autant elles veillent sur le bétail autant elles affutent les théières, le fourneau, les verres, le plateau, le sucre et le thé. Pour eux pas besoin d’y manquer, le « ataî » doit être régulier et permanent après chaque repas.


Les trois cuissons
La première cuisson donne une infusion noire, mais très amère souvent insupportable aux non-initiés, ce premier remonte le moral du familier et procure une joie intense et chasse les violents maux de tête, revigore et stimule le vétéran
La qualité baisse du 1er au 3eme verre règlementaire, l’ensemble constitue les « trois (3) verres normaux »
‘’Vivre autrement’’ un journal publié à Dakar, le 1er verre du thé n’est pas sans risque. A en croire ce journal des recherches menées par les Allemands montre que le thé vert de Chine contient entre 0, 56 et 2,73mg/kg de fluor plus que la proportion optimale (1,59mg/kg) recommandée par l’OMS. Or le fluor est à la fois utile et dangereux pour l’organisme.
Les avis sont un peu divergents selon les spécialistes de la santé en ce qui concernent la consommation de ces excitants. Tous les excitants sont dangereux car ils provoquent l’insomnie. Le thé, le café, l’alcool peuvent être considéré comme des drogues douces, ennemis de la santé humaine, car ils conduisent selon ces spécialistes en santé à la destruction physique et mentale des buveurs. Et pour d’autres c’est indéniable «  le thé n’est pas un produit dangereux en soi, le consommer fait du bien à l’organisme, mais quand on le prend pas trop sucré»
Ce qui est sûr à Niamey, à chaque coin et recoin de la ville et de ses périphéries, les gens en consomment surtout en cette période de grandes vacances.
Un moment privilégié de détente après un dur labeur de la journée des Niaméens.

Tobo Altiné
03 juillet 2018
Source : https://www.nigerdiaspora.net

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