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mercredi, 29 octobre 2014 05:08

Portrait de Mme Diallo Aïcha Macky : Le 7ème Art, une passion pour la jeune réalisatrice

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Aicha Macky DialloAu Niger comme ailleurs, il y a des gens qui s’arment de courage pour se faire une place dans la société afin contribuer d’une manière ou d’une autre au développement socio économique de notre pays. Mme Diallo Aïcha Macky en fait partie. Elle s’est affichée à travers le 7ème art qu’elle exerce actuellement. Depuis son jeune âge, elle accorde beaucoup de crédibilité à la culture.

C’est ainsi que dès l’école primaire et le collège, Aïcha se produisait sur scène pour faire valoir son géni créateur. Au lycée Amadou Kouran Daga de Zinder, qu’elle a fréquenté, elle a poursuivi son rêve de devenir une réalisatrice de renom au plan national voire international.

Aux côtés de ses amies, elle s’efforce toujours de promouvoir les femmes nigériennes à travers les  valeurs sociales et culturelles.  Battante et digne de confiance au travail, Aïcha a très vite mis au centre  de ses préoccupations l’émancipation et l’autonomie des femmes nigériennes. Elle va au-delà de la vision de notre société qui considère la femme comme ‘’un être destiné aux travaux ménagers’’. Comme beaucoup d’autres femmes, elle est convaincue que le développement de notre pays doit nécessairement passer par la prise en considération des aspirations des femmes. Et les femmes doivent être une pièce maîtresse pour toutes les actions de développement. Parlant de son cursus académique, après l’obtention d’un baccalauréat série A4 en 2003, elle a entrepris des études supérieures en sociologie à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Abdou Moumouni de Niamey d’où elle sort avec une maîtrise en 2010.
Le choix de cette discipline par Aïcha n’est pas fortuit, c’était une façon pour elle de mieux comprendre les maux qui miment notre environnement. Elle a parcouru plusieurs ouvrages et mémoires de maîtrises et thèses traitant des thématiques d’ordre social. A cet effet, elle a découvert certaines thématiques que seuls les livres en parlent. Comprenant les problèmes que vivent certaines femmes en particulier, elle a opté de partager avec un grand public ses expériences. Pour elle, le seul moyen pour aboutir, est de mettre en scène ses connaissances à travers des films documentaires. C’est ainsi qu’elle a été retenue parmi les candidatures éligibles à un programme de formation lancée par le Ministère en charge de la Promotion de la femme consistant à former des jeunes dans le cadre du Forum Africain des Films documentaires en 2010.
Elle a, à cet effet effectué un stage d’un an au niveau du Forum Africain des Films Documentaires avant de bénéficier d’une bourse d’étude  de master1 en  audio-visuel et documentaire de création à l’IFTIC de Niamey en 2011-2012. A la fin du master 1, elle a réalisé un film d’école intitulé «Moi et ma maigreur». Ce film parle de la maigreur chez les femmes en général au Niger. Chaque jour, Aïcha excelle dans le 7e art et nourrit des ambitions pour d’importants projets qu’elle compte mettre en œuvre. Grâce à son abnégation et son courage, elle a obtenu une bourse de la  région de Rhôn-Alpe en France pour le master II. Elle a pu décrocher ce master II sur appel  à projet grâce au réseau  africadoc.  Elle a fait un an de formation à l’Université Gaston Berger à Saint Louis du Sénégal. Jouissant du soutien et de la compréhension de son mari, elle a réalisé une progression extraordinaire dans ses études et ses activités quotidiennes.
Le 2nd  film qu’elle a réalisé pour l’obtention  du master II intitulé «savoir faire le lit» a  essentiellement porté sur une étude comparative  de la perception du corps de la femme au Niger et au Sénégal. De par son dynamisme et son sérieux dans le travail, Mme Diallo est incontestablement une jeune réalisatrice qui tente de redorer à sa manière l’image du domaine de la cinématographie au Niger et au plan international en vue de  faire du secteur un  domaine stratégique du développement.  Par ailleurs, Aïcha Macky a participé à diverses rencontres régionales et internationales, ce qui lui a valu d’acquérir d’autres connaissances pour renforcer ses
capacités. Il s’agit entre autres de la rencontre internationale du film documentaire de Ouagadougou. Elle a aussi pris part au festival Cortorec à Dakar. Son film a été présenté au festival de Lausanne en Suisse, etc. Elle participera en novembre prochain à une formation de huit (8) semaines en production à Dakar. Elle travaille actuellement sur un nouveau  film  dénommé «Arbre sans fruit».

 Laouali Souleymane

 

29 octobre 2014
Source : http://lesahel.org/