jeudi, 18 juillet 2013 21:36

Fin de la rencontre de haut niveau sur la mise en œuvre du PDES volet culture : créer un environnement favorable à l’épanouissement des industries culturelles

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Kounou HassaneLe ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, M. Kounou Hassane, a présidé mardi dernier au Palais des congrès de Niamey, la cérémonie de clôture de la rencontre de haut niveau sur la mise en œuvre du Plan de Développement Economique et Social (PDES) dans son volet culture. A l’issue de deux jours de travaux, les participants à la rencontre ont formulé des recommandations notamment en matière de mécanisme de financement ; de renforcement de la gouvernance et en matière de dynamisation des projets.

Dans l’allocution qu’il a prononcée en clôturant la réunion, le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, a dit à l’adresse des participants que leurs  discussions ont été très pertinentes, soutenues par une rigueur qui  laisse croire et espérer des lendemains meilleurs pour la Culture nigérienne. « En effet, sans complaisance aucune, vous avez analysé  et critiqué les méthodes, les attitudes attentistes des acteurs culturels et relevé l’intérêt croissant que l’Etat accorde à la Culture. Vous avez relevé également la sclérose de l’administration culturelle

tributaire d’un ensemble de phénomènes connexes comme le manque de ressources humaines en quantité et en qualité  suffisantes, de moyens matériels et logistiques adéquats ; une décentralisation culturelle qui se met doucement en place, etc. » a ajouté  M. Kounou Hassane. Le ministre a souligné que les  recommandations issues de ces assises feront l’objet d’une attention toute particulière de la part des autorités de la 7ème République qui, depuis leur installation, n’ont ménagé aucun effort pour que le secteur de la Culture réponde aux attentes des populations nigériennes.  Il a cité  entre autres mesures incitatives déjà prises,  la mise en fonction de l’Agence de Promotion des Entreprises et Industries Culturelles, et celle du Centre National de la Cinématographie du Niger.

En outre, a-t-il ajouté,  l’élaboration des textes relatifs à la mise en route de l’Institut National des Arts et de la Culture ; du Fonds National du Développement de la Culture et des Arts ; ainsi que des réflexions très poussées sur les statuts des artistes et des Maisons de la Culture et Centres Culturels sont autant de preuves qui montrent que la culture est prise en compte dans l’action gouvernementale. « Il ne reste plus qu’à renforcer la synergie créée autour de la question et pérenniser l’engagement salutaire des parties prenantes. Le gouvernement de la 7ème République, ne ménagera aucun effort pour créer les conditions idoines, telles que préconisées par la Loi relative à la Politique Culturelle, pour que la Culture sorte des sentiers battus et devienne ainsi un véritable outil de développement » a conclu M. Kounou Hassane. 

Auparavant , la directrice de la diversité et du développement culturels à l’OIF, Mme Youma Fall, a indiqué  que cette rencontre a permis aux participants de mettre en valeur et de ressortir quatre facteurs clés de succès pour une culture facteur de développement. Elle a cité la formation de tous les acteurs de la chaîne de production, de la diffusion et de la consommation ; la création d’un cadre juridique ; le financement du produit culturel ; et la promotion. « L’OIF se réjouit de ce travail qui a été  bien fait. Elle a pris la décision d’accompagner comme on l’a toujours fait, l’Etat du Niger. Nous avons déjà un cadre qui est défini pour accompagner sur quatre ans l’Etat du Niger dans la définition et la mise en œuvre de sa politique culturelle. Mais nous avons décidé d’ajouter à cela l’accompagnement en termes de formation des journalistes culturels et des photographes. En plus de cela l’OIF a décidé d’accompagner la dynamique de  création de la bibliothèque nationale. Nous souhaitons que le ministère chargé du Plan, accompagne la mise en place du cadre de concertation interministériel et du cadre de concertation avec les partenaires au développement. Cela permet de hiérarchiser les priorités et de savoir qui fait quoi » a conclu Mme Youma Fall.

l Oumarou Moussa