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Campagne agricole à Diffa : menace des ennemis de culture

Campagne agricole à Diffa : menace des ennemis de culture La situation de la campagne agricole dans la région de Diffa est marquée, depuis le début de celle-ci, par des attaques des ennemis de cultures que sont les sauteriaux qui attaquent le mil et le sorgho et les chenilles qui dévorent les légumineuses comme le haricot  entre autres.
Au début de cette campagne,  l’Etat a mis à la disposition de la région de Diffa,  5.800 litres de pesticides pouvant traiter 13.000 hectares. Mais à cette date,  du 4 septembre 2017,  plus de 17.884 hectares ont été déclarés et 13.160 sont traités avec 9.243 litres de pesticides.
Cinq départements sur les six  que compte la région sont concernés, hormis  Ngourty.  Le plus touché par ces attaques est Goudoumaria,  avec 10.307 hectares infestés et 7.571 hectares traités ;  Maine Soroa  avec 2.269 ha touchés dont 2.175 traités ;   Nguigmi 1.480 ha affectés et  1.200 traités ;  Bosso 500 infestés et 350 traités ;  Diffa département 2.100 ha infestés  1.510  ha traités  et Diffa commune 432 touchés et 354 traités.


Mais il faut aussi noter quelques zones traitées ne sont pas encore à l’abri de ces prédateurs.
Dans cette opération, on constate le vieillissement du parc auto et la direction nationale est appelée en renfort avec un véhicule ;  ce qui est très insuffisant pour cette opération de grande envergure surtout si l’on tient compte de la nature des terrains dans la région du soleil levant.
Il y a aussi la mobilisation des autorités coutumières pour faire face à cette attaque
Le chef de canton de Goudoumaria a offert son véhicule et 1.000 litres de carburant et cela pour stopper l’avancement de ces destructeurs dans son département.  Un geste à saluer et à encourager.
En tout cas,  il faut une grande mobilisation pour traiter ces milliers  d’hectares envahis par les sauteriaux.  Mais une difficulté existe,  car les criquets souvent se réfugient dans les aires de pâturages, en abandonnant les champs dunaires, un  véritables casse-tête pour les techniciens qui ont peur d’empoisonner ces aires de pâturages.

05 septembre 2017
Source : La Nation

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