Agriculture

Une initiative d’aménagement de 1000ha de périmètres maraichers, en unités de 1 à 5 ha équipés en kits d’irrigation goutte-à-goutte ou système californien, et en kits solaires photovoltaïques, a été officiellement lancée le mardi 17 mars dernier à Niamey par le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Albadé Abouba. La mise en œuvre ce projet dit Projet de Renforcement de résilience de l’agriculture face au changement climatique (PRRACC) durera 5 ans avec un fonds d’environ 18.600.000.000 FCFA, dans 5 régions du Niger, à titre d’opération pilote et s’appuiera exclusivement sur les principes de la stratégie de la petite irrigation du Niger (SPIN). La cérémonie s’est déroulée en présence du Haut-commissaire à l’Initiative 3N, du représentant résident de la BOAD, du gouverneur de la région de Niamey et de la coordonnatrice du projet.

Dans son discours de lancement du projet, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et de l’Elevage a souligné l’importance et la pertinence de ce projet pour réduire la vulnérabilité des populations face aux chocs climatiques et préserver leur bien-être. «L’adaptation aux changements climatiques est pour notre pays une des principales priorités pour réduire la vulnérabilité et relever le défi de la transformation du monde rural», a rappelé M. Albadé Aboubaa. Ainsi, selon le ministre d’Etat, le PRRACC en forme d’opération pilote, est cofinancé par la Banque ouest africaine de développement (BOAD) à hauteur de 10 milliards de FCFA, le Fonds d’adaptation au changement climatique avec 4,6 milliards FCFA, l’Etat du Niger pour 3,1 milliards FCFA, la BAGRI pour 500millions de FCFA et une participation attendue des bénéficiaires (4000 ménages) de 400millions de FCFA.

C’est pourquoi le ministre d’Etat a tenu à saluer l’engagement conséquent de la BOAD qui, estime-t-il, accorde une priorité au «développement rural et à l’agriculture intensive», à travers entre autres: la maitrise de l’eau, l’accès aux intrants et aux équipements agricoles, l’accroissement et la valorisation de la production vivrière, l’agropastoralisme ainsi que la promotion des chaines de valeurs dans la zone UEMOA. Du reste, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et de l’Elevage a exhorté l’ensemble des acteurs, à tous les niveaux, à s’investir pleinement dans la mise en œuvre des diverses composantes de ce projet. En ce qui concerne son département ministériel, «il assurera, à travers un suivi rapproché et régulier, la mise en œuvre rigoureuse et efficace des différentes composantes du projet, en parfaite synergie avec les autres parties prenantes notamment: l’Unité de Gestion du Projet, les services techniques concernés et les bénéficiaires», a précisé M. Albadé Abouba.

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