| Reconnaissance officielle de la gravité de la crise alimentaire au Niger : les nouvelles autorités brisent le tabou du régime Tandja ! |
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| Politique |
| Lundi 15 Mars 2010 20:38 |
Les choses sont en train de vraiment changer au Niger, depuis le coup d’Etat du 18 février dernier qui a mis fin au régime du Président Tandja Mamadou. Un changement qui mérite d’être souligné est sans nul doute cette reconnaissance officielle de la gravité de la crise alimentaire au Niger. La junte militaire et le gouvernement qu’elle a mis en place viennent ainsi de briser ce qui fut un tabou sous l’ancien régime.
Qui l’aurait cru ? Lors d’une rencontre avec les Partenaires techniques et financiers, le mercredi 10 mars dernier, le Premier Ministre Mahamadou Danda a officiellement reconnu l’existence d’une grave crise alimentaire au Niger. Mieux, le Chef du Gouvernement de transition a même prononcé un mot (famine) qui, sous le régime de l’ancien Président Tandja, pourrait lui valoir son poste et – qui sait ? – même un séjour en prison. Sans que les Nigériens ne sachent trop pourquoi, l’ancien régime s’est montré allergique au débat à propos de la crise alimentaire et beaucoup plus à propos de la famine. En 2005, une grave crise alimentaire avait secoué les populations nigériennes. Au moment où les médias et les organisations de la société civile ont commencé à alerter l’opinion internationale sur la question, l’ancien Président Tandja et son Gouvernement étaient montés aux créneaux pour dire à qui voulaient les croire que le Niger n’était nullement confronté à des problèmes alimentaires d’une si gravité. Une polémique fut alors engagée entre le régime de l’époque, qui parlait négligemment de « crise alimentaire », et de nombreuses structures de la société civile, qui soutenaient mordicus que le Niger était bel et bien confronté à une situation de « famine ». Même la venue au Niger du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Koffi Annan, n’eut aucun effet sur la vision qu’avait l’ancien régime de la situation. Pire, de nombreuses ONGs caritatives venus porter secours aux enfants malnutris furent chassées manu militari du territoire nigérien. Le prétexte trouvé par le pouvoir de l’époque est que ces ONGs faisaient du kassuwanci (commerce) avec la crise alimentaire, en mobilisant des ressources auprès de leurs bailleurs des fonds sans en verser le 1/3 aux populations qui devaient en bénéficier. Cette année encore et n’eurent été les évènements survenus le 18 février dernier, on allait sans doute assister au même scénario de 2005. En effet, en décembre dernier, le Gouvernement du Président Tandja Mamadou avait, lui-même, commandé une enquête rapide sur la vulnérabilité des ménages. Cette enquête avait établi que plus de 7 millions de Nigériens sont dans une situation de vulnérabilité sévère ou modérée. N’ayant sans doute pas satisfait les attentes des tenants de l’ancien régime, les résultats de cette enquête ont été tenus secrets. Et le jour où des organes de presse privés les ont publiés, le pouvoir de Tandja n’a pas caché son mécontentement, à travers la sortie des responsables des services de la statistique qui avaient tenté de nier la crédibilité de ces résultats. Et c’était le début d’une nouvelle polémique sur la situation alimentaire, jusqu’aux évènements du 18 février 2010. Et la junte décida de briser le tabou ! Le 6 mars dernier, c’est aux magasins de l’Office des produits vivriers du Niger (OPVN) que le nouveau Chef de l’Etat, le Commandant Djibo Salou, a consacré sa toute première sortie. Deux jours plus tard, le nouvel homme fort a ordonné la vente à prix modérés des céréales dans les localités affectées par la crise alimentaire. Ainsi, ce sont quelque 60.000 tonnes de vivres qui sortiront des magasins de l’OPVN pour être acheminées vers les 2.600.000 Nigériens vivant dans une situation de crise alimentaire sévère. Selon les consignes données par les nouvelles autorités, les sacs de mil, de sorgho et de maïs de 100kg, ainsi que le sac de riz de 50 kg seront revendus à 13.000FCFA, alors même qu’ils coûtent 20.000FCFA et plus sur le marché. En rencontrant les Partenaires techniques et financiers, le Premier Ministre n’a pas adopté la langue de bois. Avec des chiffres statistiques sous les yeux, le nouveau locataire de la primature a exposé les résultats de l’enquête rapide sur la vulnérabilité des ménages et les solutions à apporter pour atténuer les souffrances des populations. Le Premier Ministre Mahamadou Danda n’a pas mâché ses mots pour demander aux PTF d’aider le Niger à faire face à cette nouvelle situation de famine. Maintenant qu’ils viennent de briser le tabou, la junte et son gouvernement doivent veiller à une bonne gestion des aides alimentaires car et malgré les dénégations des autorités de l’époque, en 2005 le Niger a bénéficié des milliers de tonnes céréales et beaucoup de bruit a couru autour de la gestion des différentes aides réceptionnées. Moussa Douka 15 mars 2010 Commentaires (2)...
je pleure devant cet article pauvre journaliste, je te jure je pleure pour mon Niger, sa fait combien de temps que vous n'aviez pas vu l'etat du NIGER aller mendier a l'exterieur? Ce sont 29 milliard de vivres qui y on ete trouver dans les magasins de l'opvn, le premier ministre l'a annoncer lui meme, ils ont ete laisser par qui? on se fou de qui pardon, s'ils veulent de l'aide pour acheter a manger pourquoi ne pas distribuer cette nouriture deja stocker par Mr Tandja, gratuitement au lieu de la revendre aux pauvres avec just 6000f de moin? ou est la preuve de cette famine la? si il y avait famine comment cette population demuni allait revendre leur recolte au gouvernement en debut d'annee? Cette junte est perdu et leur commenditaires sont aussi perdu, Vous verez que Dieu IL est avec la veriter, sa c'est la preuve concrete que ce regime la aura honte parceque la population n'est plus dupe comme en 1974. wait and see....
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La situation dramatique qui secoue notre pays ne doit laisser aucun nigérien indifférent. C'est pourquoi j'en appelle à la conscience de tout un chacun pour une forte mobilisation en faveur de la distribution gratuite des vivres aux populations concernées. En effet comme l'a si bien souligner Mr. Douka, le peuple nigérien vivait cette famine depuis très longtemps, mais le contexte ne permettait pas aux hommes politiques de l'époque de déclarer famine, ce qui équivaut à la signature de leur arrêt de mort quitte à entraîner le pays dans une catastrophe et c'est ce qui est arrivé aujourd'hui. L'arrivée de l'armée au pouvoir, quoique cela est un acte contraire aux préceptes de la démocratie est le signe qu'Allah entend et exauce la prière de ses esclaves. Comment alors sachant cela pouvons nous demander un apport financier à cette frange de notre société pour qui assurer un repas quotidien est un acte de bravoure.
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