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Détermination de la période de la transition : et si les militaires veulent piéger les civils ? PDF Imprimer Envoyer
Politique
Lundi 15 Mars 2010 15:49
En dépit des demandes incessantes de la Communauté internationale, la junte militaire au pouvoir à Niamey refuse toujours de lâcher le moindre mot sur la durée de la période de transition. A chaque fois qu’on demande à un membre du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD) – directoire de la junte – pour combien de temps ils resteront au pouvoir, il répond militairement (c’est-à-dire sans trop de commentaire)   que la question sera réglée au niveau du Conseil consultatif. Cet organe, non encore mis en place, sera essentiellement composé des représentants des partis politiques, syndicats, associations et autres structures organisées.

C’est pour les uns la décision des militaires de laisser le Conseil consultatif décider de la durée de la transition est une façon d’impliquer toutes les composantes de la nation dans la gestion de cette transition, pour d’autres il s’agit plutôt d’une stratégie pour les membres de la junte de ne pas être tenus pour responsable soit de l’échec de la transition, soit d’un long séjour de l’armée au pouvoir.

La phrase est longue, mais voilà ce qu’elle veut dire : au cas où la durée de la transition est très courte, le risque est grand que les nouveaux textes fondamentaux qui seront rédigés le soient dans la hâte et donc mal faits.

Cela peut avoir des conséquences sur le fonctionnement des institutions qui seront mises à la f in de la transition. Et on dira alors que cette transition a échoué. Si par contre la durée de transition est très longue, cela peut agacer la Communauté internationale, elle qui supporte mal la présence d’un militaire sur un fauteuil présidentiel. Surtout en Afrique ! En laissant donc les civils décider du temps que doit prendre la transition, les militaires qui animent le CSRD veulent certainement éviter d’être indexés comme responsables d’un éventuel échec de la transition ou d’être accusés de s’être octroyé une longue période de transition. Quand tout sera décidé au sein du Conseil consultatif, le Commandant Djibo Salou et ses compagnons se sentiront alors à l’aise pour répondre aux éventuelles accusations. Et quand on sait que les rancoeurs au sein de la classe politique et même de la société civile ne sont pas encore apaisées, on se demande le temps que les futurs membres du Conseil consultatif vont prendre pour s’entendre sur le chronogramme de leurs travaux ne suffira pas pour l’ensemble de la période de la transition.

15 mars 2010
publié le 15 mars 2010
Source :
http://lagriffe-niger.com/

Commentaires (1)

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0
Que CSRD et politiciens tiennent en compte la feuille de route proposée par la CEDEAO et tout piège est déjoué.
gagere , March 16, 2010

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